Nelson (Frederick) Symonds. Guitariste (Halifax, 24 septembre 1933 - 11 octobre 2008). Nelson Symonds commença à jouer du banjo à 9 ans et de la guitare à 11 ans, se produisant d'abord lors de soirées de danse à Halifax avec ses cousins Ivan et Leo Symonds, tous deux guitaristes, puis à Sudbury, Ont. (1951-55), et en tournée dans des foires au Canada et aux États-Unis (1955-58). Établi à Montréal en 1958, il se consacra au jazz et se produisit ensuite dans divers cabarets de la ville, notamment au Black Bottom par intermittence (1963-68) et au café La Bohème (1968-71) et, en duo avec le contrebassiste Charles Biddle, dans plusieurs centres de villégiature des Laurentides (1971-77). Pendant les années 1960, il a également accompagné des jazzmen amér. tels Art Farmer, Benny Golson, Jimmy Heath et Jackie McLean au cabaret ou en concert à Montréal, par exemple à l'Expo 67. Figure légendaire du jazz canadien pendant de nombreuses années, Symonds s'est fait connaître d'un public plus vaste lors d'apparitions dans des formations diverses au cours du FIJM - soit ses propres groupes, souvent avec le pianiste Jean Beaudet, soit comme membre des Montreal All Stars en 1985 ou encore comme invité du big band de Vic Vogel en 1988. À partir de 1985, il commença à se déplacer de temps à autre à Toronto, se produisant dans des clubs, notamment avec le saxophoniste ténor Dougie Richardson. Il fit des débuts tardifs sur disque avec le CD Reunion (Amplitude JACD-4019) comme membre de l'ensemble de jazz de Bernard Primeau. L'un des musiciens canadiens de jazz les plus originaux, Symonds affiche un style essentiellement linéaire dans la tradition de Charlie Christian, et des disciples bebop de celui-ci, mais il se distingue par des attaques staccato et un phrasé anguleux et impétueux. Il a participé à diverses émissions de jazz à la radio de la SRC et il est le héros du documentaire Nelson Symonds Jazz Guitarist (Mary Ellen Davis, 1984)

Son cousin Ivan (Sterling) Symonds (Halifax, 17 mai 1933 - Montréal, 16 mars 1991), dont le style était moins élaboré, se fixa à Montréal en 1960. Bien qu'il ait été mécanicien auto de formation, il travailla au Rockhead's Paradise (1971-77) et eut son propre club, le Jazzbar C + J, rue Ontario (1978-84).

Discographie (sélection)

Getting Personal. Justin Time Records. 1992

Pulse Brothers. Unidisc Records. 1997