Tom Longboat remporte la course « Around-the-Bay » d’Hamilton (1906), le marathon de Boston (1907), le Ward’s Marathon de Toronto (1906-1908), le World’s Professional Marathon Championship (1909), et fracasse de nombreux records. Il est un des compétiteurs les plus recherchés durant le bref renouveau (1908-1912) que connaît la course professionnelle au lendemain du marathon controversé des Jeux olympiques de Londres (1908), au cours duquel Tom Longboat et Dorando Pietri s’effondrent.

Sa volonté de s’entraîner seul provoque de plusieurs conflits avec ses gérants, souvent rapportés dans les médias. En dépit de critiques constantes et parfois racistes, il ne renonce pas à ses méthodes. Ayant racheté son contrat en 1911, il améliore encore ses performances. En 1912, il établit un record chez les professionnels, franchissant la distance de 15 milles en 1 h 18 min 10 s, ce qui retranche 7 minutes à son record amateur.

En février 1916, Tom Longboat s’enrôle dans les Forces armées canadiennes à titre d’estafette du 107e Bataillon de pionniers en France. En plus de livrer les messages et les ordres d’une unité à l’autre, il continue la course professionnelle, remportant de nombreuses épreuves sportives interbataillons. En 1918, il remporte la course de 8 miles (13 km) aux compétitions de la fête du Dominion du Corps canadien. Il est blessé à deux reprises, mais survit à la guerre et retourne au Canada en 1919. Après la guerre, il s’installe à Toronto et y travaille jusqu’en 1944, après quoi il se retire dans la réserve des Six-Nations.

Tom Longboat est membre du Panthéon des sports canadiens. En 2008, la Loi 120 proclame le 4 juin de chaque année le Jour Tom Longboat.