Les premiers voyageurs français désignaient le territoire occupé par les Hurons-Wendat par l’expression « le pays des Hurons » et ceux qui y séjournaient se décrivaient comme étant « chez les Hurons » ou « dans le pays des Hurons ».

Les Hurons-Wendat nommaient leur territoire traditionnel Wendake, un terme aujourd’hui donné à la réserve autochtone située à proximité de la ville de Québec. Sur les cartes du XVIIe siècle, on trouve cette région sous les noms de « Contrée des Hurons », « Pays (ou pais) des Hurons », ou simplement « Hurones » ou « Hurons ». Le terme « Huronie » n'est mentionné dans aucun document du début du XVIIe siècle. La première référence à « Huronia », apparaît pour la première fois, semble-t-il, sous la plume d’un jésuite en 1745, le père Pierre Potier. Ce dernier fait référence à la destruction du pays des Hurons-Wendat, soit Wendake ehen, une expression qu’il traduit par « la défunte Huronie ». Cette expression n’est utilisée couramment qu'à partir de la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, elle désigne la région occupée par les Hurons-Wendat durant la période où ils sont en contact avec les Français, de 1615 à 1650, ainsi qu'une région touristique comprenant les cantons du comté de Simcoe, au nord de Barrie, en Ontario. Néanmoins, plusieurs auteurs continuent à préférer le terme Wendake pour décrire cette région.