Territoire traditionnel

Au cours des années 1830, les Wetaɬ quittent la région du Plateau (voir Autochtones : le Plateau) pour se déplacer vers l’ouest à travers les eaux méridionales du fleuve Stikine et les sources nordiques des rivières Nass, Iskut et Skeena jusqu’à la côte du Pacifique. Ils occupent surtout les alentours du canal de Portland.

Selon l’histoire orale, les Wetaɬ déménagent après que les Łingít (Tlingits) menacent de tuer les hommes du peuple wetaɬ et d’asservir leurs femmes et leurs enfants (voir Esclavage des peuples autochtones au Canada). Les Wetaɬ sont également persécutés et attaqués par leurs voisins, les Tahltans. Pendant leur migration, les Wetaɬ voient le nombre de leur population diminuer. À la fin des années 1800, les survivants sont assimilés aux Nisga'a.

Vie traditionnelle

L’économie des Wetaɬ repose sur la chasse au gibier de l’intérieur. Bien qu’ils ne se soient jamais complètement adaptés à l’environnement des réseaux fluviaux ou de la côte, les Wetaɬ occupent la région entourant le lac Meziadin où ils pêchent le saumon.

Langue

Les Gitxsan et les Nisga’a utilisent un mot tsimshian, Tsetsaut, pour désigner les Wetaɬ, Ce mot signifie « ceux de l’intérieur ». Le terme désigne aussi les divers peuples vivant à l’intérieur du nord de la Colombie-Britannique et parlant l’athapascan comprenant non seulement les Wetaɬ, mais certains Sékanis et Tahltans.

La langue wetaɬ tire ses origines de l’athapascan parlé dans la région du canal Portland au nord-ouest de la Colombie-Britannique (voir Langues autochtones au Canada ). On dit que la langue ressemble à celle des Tahltans, mais il existe des preuves qu’elle est la plus étroitement liée à la culture des Kaskas.

En 1894, l’archéologue Franz Boas enregistre en partie la langue wetaɬ dans le cadre d’entrevues avec deux Wetaɬ, esclaves des Nisga’a. Le dernier locuteur wetaɬ décède vers 1935, de ce fait entraîne l’extinction de cette langue.

Disparition

En 1894, lorsque Franz Boas visite les Wetaɬ, il en dénombre 12, alors que seulement 60 ans auparavant leur population était estimée à 500. En 1895, les quelques survivants wetaɬ sont assimilés aux Nisga’a. Le chef du clan de l’Aigle des Nisga'a, Sganism Sim'oogit (« chef des montagnes »), les prend sous sa protection. Aujourd’hui, plus personne ne s’identifie comme Wetaɬ.