Oswegatchie, traité d'

En février 1760, des délégués des réserves iroquoises d'Oswegatchie, de Kanesatake et de Kahnawake cherchent à obtenir, pour les « 22 nations d'intérêt français », l'assurance que les six nations IROQUOISES ne prendront pas les armes contre elles dans les dernières batailles de la GUERRE DE SEPT ANS. Le commandant en chef des forces britanniques, le général Jeffrey AMHERST, rédige le 26 avril une proclamation visant à gagner à sa cause les alliés de la France, dans laquelle il déclare que Sa Majesté ne l'a pas envoyé pour priver quiconque de ses terres ou de ses biens et promet que, en retour pour leur soutien, les alliés conserveront les droits qui leur reviennent, y compris leurs territoires de chasse.

Lorsque les forces britanniques atteignent Fort Lévis (Johnstown, On) et la réserve de La Présentation vers la mi-aôut, William JOHNSON, surintendant des Affaires indiennes, rencontre les délégués des « SEPT NATIONS confédérées du Canada » et promet solennellement de leur garantir la possession de leurs terres et le libre exercice de la religion catholique. Les anciens alliés de la France promettent de rester neutres durant le reste de la guerre en retour de la promesse de ne pas être traités comme des ennemis par la suite.

Les conditions de l'accord sont confirmées à une réunion spéciale à Kahnawake, les 15 et 16 septembre 1760, et confirmées de nouveau le 21 août 1769. Dans une lettre au premier ministre britannique, William Johnson écrit que ce sont les Indiens qui ont ratifié un TRAITÉavec eux. En 1994, la Cour suprême du Canada confirme la validité du traité d'Oswegatchie.