Stadaconé

Stadaconé était un village Iroquoiens d'environ 500 personnes, construit à l'emplacement actuel de QUÉBEC. En 1535, lors de son deuxième voyage, Jacques CARTIER est mené jusqu'au village et passe l'hiver au mouillage de l'autre côté de la rivière Saint-Charles, à une distance prudente. Au cours de cet hiver, plus de 50 villageois meurent, vraisemblablement victimes de maladies apportées par les Européens, contre lesquelles ils ne sont pas immunisés, et 25 Français meurent du scorbut avant que les autochtones leur procurent un remède, soit une potion à base de frondes de cèdre blanc. Cartier, à son insu, offense les habitants de Stadaconé en établissant un poste sans leur permission et en remontant le fleuve jusqu'à HOCHELAGA. Il enlève le chef DONNACONA, ses deux fils et sept autres Indiens qu'il ramène en France, mais tous, sauf une jeune fille, périssent avant son retour à Stadaconé, en 1541. Il établit un deuxième poste à Cap Rouge, en amont de Stadaconé, mais l'hostilité croissante des Indiens et sa conviction d'avoir trouvé de l'or et des diamants précipitent son départ. Jean-François de ROBERVAL arrive à Stadaconé peu après et, bien que les relations avec les autochtones s'améliorent, il abandonne la colonie naissante. Lorsque les Français y reviennent en 1603, les habitants de Stadaconé et les Iroquoiens du Saint-Laurent ont disparu. On a avancé diverses hypothèses pour expliquer leur sort : ils auraient été chassés par les Montagnais et les ALGONQUINS; ils auraient souffert de piètres récoltes causées par des changements climatiques; ils auraient succombé aux maladies européennes; ils auraient été dispersés par les IROQUOIS du Sud, notamment les Agniers.

Il existe certaines preuves selon lesquelles des réfugiés de Stadaconé et d'Hochelaga ont été adoptés par les HURONS. À l'époque de Samuel de CHAMPLAIN, la vallée du Saint-Laurent était un no-man's-land où ne s'aventuraient que les guerriers montagnais et iroquoiens.