Saint-Georges

Saint-Georges, ville du Qc; pop. 29 616 (recens. 2006), 28 127 (recens. 2001); const. en 2001. Saint-Georges est formée de 5 anciennes municipalités. Saint-Georges et Saint-Georges-Ouest, constituées toutes les deux en 1948, fusionnent pour former la nouvelle ville de Saint-Georges en 1990; la fusion de 2001 concerne Saint-Georges, Aubert-Gallion (const. en 1855), Saint-Georges-Est (1947) et Saint-Jean-de-la-Lande (1933). Considérée comme la métropole de la Beauce, Saint-Georges est située à 102 km au sud-est de Québec, au confluent des rivières CHAUDIÈRE et Famine. Ses premiers habitants, les ABÉNAQUIS, la nomment Sartigan (rivière à l'ombre). C'est aussi le nom que porte le barrage bâti en amont en 1967 afin de prévenir les débordements de la Chaudière au printemps. Conçu pour retenir la glace, ce barrage est le premier du genre au Canada.

Durant le régime français, les premiers colons viennent s'établir sur les seigneuries cédées à Thérèse Aubert de Lalande Gayon (Aubert-Gallion) et à Gabriel Aubin de L'Isle (Aubin-de-l'Isle). Au cours de l'invasion américaine de 1775, des troupes britanniques régulières occupent la Beauce, et de nombreuses familles anglaises s'installent à Sartigan. En 1807, un Allemand, George Pozer, achète la seigneurie et s'y installe en 1817 avec 189 compatriotes et donne son prénom à la région. En 1830, l'ouverture de la route Kennebec, reliant la Beauce à la Nouvelle-Angleterre, favorise le peuplement. Au premiers temps, l'économie repose sur l'agriculture, la foresterie, les mines d'or et l'industrie légère.

Aujourd'hui, l'économie de Saint-Georges tourne autour de l'industrie. La ville s'est dotée d'un Technocentre polyvalent pour les petites et moyennes entreprises actives dans l'industrie ou la recherche et développement. Elle abrite également un CÉGEP et le Centre universitaire des Appalaches. La région est connue pour ses produits de l'érable.