Au Canada, le terme « Autochtone » désigne les Premières Nations, les Métis, et les Inuits. Les peuples autochtones sont les premiers occupants des terres qui constituent aujourd’hui le Canada, et leur histoire précède de loin l’arrivée des colons européens. En 2011, plus de 1,8 million d’Autochtones vivaient dans des communautés au Canada. Bien qu’ayant été menacées à l’extrême, voir même éteintes, par les puissances coloniales, les cultures, les langues et les structures sociales autochtones ont eu une influence fondamentale sur le développement du Canada et continuent de grandir et prospérer malgré des épreuves des plus dures.

Peuples autochtones zones culturelles

Les peuples autochtones d’Amérique du Nord, aussi bien historiques que contemporains, se divisent en dix zones culturelles : l’Arctique, les régions subarctiques, la côte Nord-Ouest du Pacifique, le Plateau, les Plaines, les forêts de l’Est (parfois désignée comme le Nord-Est), le Sud-Est, le Sud-Ouest, le Grand Bassin et la Californie. Seules les six premières zones sont présentes dans ce qui est aujourd’hui le Canada. Les territoires autochtones traditionnels ne correspondent pas aux frontières géopolitiques contemporaines de l’Amérique du Nord, qu’ils chevauchent dans bien des cas. Par exemple, le territoire de la Nation mohawk d’Akwesasne chevauche une frontière provinciale (Québec et Ontario) et une frontière internationale (État de New York), car il existe depuis bien avant l’établissement de la frontière internationale en 1783.

Ces zones reposent sur le découpage linguistique comme défini initialement par l’ethnologue et linguiste Edward Sapir en 1910, alors qu’il était chef de la Division de l’anthropologie à la Commission géologique du Canada, qui deviendra le Musée canadien des civilisations. Le cadre géographique d’Edward Sapir a été adopté par la Smithsonian Institution dans la collection monographique Handbook of North American Indians, parue en 1978, et son usage est répandu dans le milieu universitaire. On y explique que les catégories « servent à organiser l’information sur les groupes contigus dont la culture et l’histoire sont, ou étaient, similaires aux fins de référence ». Il est toutefois à noter que le tracé n’est pas couché noir sur blanc. En effet, les peuples voisins présentent invariablement des similarités et des différences. Les zones culturelles ne représentent donc pas dix cultures distinctes, mais plutôt des groupements géographiques et culturels fluides et souvent entremêlés. De plus, certains peuples autochtones contemporains vivent loin de leur territoire ancestral et forment de nouvelles communautés ancrées dans des centres urbains plutôt que sur leurs terres traditionnelles. Qui plus est, ces zones culturelles sont vastes et font l’objet de généralisations : ce qui est vrai pour une partie de la zone ne s’applique pas toujours à l’ensemble de celle-ci. Certaines sources divisent la zone des forêts de l’Est en deux zones, soit celles des Grands Lacs et des forêts du Nord, alors que d’autres combinent les régions du Nord-Est et du Sud-Est sous un seul nom, les Forêts. C’est pourquoi il ne faut pas présumer que tous les peuples d’une zone culturelle partagent le même vécu.

La plupart des ethnologues, des archéologues, et des anthropologues, dont les recherches sont à l’origine des articles, ne sont pas autochtones. Bien que les recherches aient été menées au moyen d’entretiens et de travaux sur le terrain, elles l’ont été d’un point de vue colonial, soit une vision du monde qui privilégie l’acquisition de biens, les gouvernements de style européen et la croissance économique, et ce, peu importe les bonnes intentions des chercheurs. Néanmoins, ces articles sont de précieux outils historiques et historiographiques.

Les articles traitant des six zones culturelles qui couvrent le territoire canadien actuel offrent un survol général comprenant seulement quelques renseignements anthropologiques précis. Les peuples habitant une même zone présentent à la fois des similarités et des différences. Ce qui vaut pour les Wendat ne vaut pas nécessairement pour les Micmacs. Aussi, il existe des variations entre les bandes issues d’un même groupe. Lorsqu’on examine les situations contemporaines, il est impossible de présumer que tous les Autochtones du Canada se rallient autour d’une problématique, d’un ensemble de croyances ou d’une culture, même si des mouvements politiques contemporains à grande échelle comme Idle No More jouissent de nombreux appuis et sont mobilisateurs.

L'histoire des peuples autochtones du Canada est abordée dans six articles généraux.

Autochtones : l'Arctique
Autochtones : Les forêts de l'Est
Autochtones : La côte du Nord-Ouest
Autochtones : Les plaines
Autochtones : Le plateau
Autochtones : La région subarctique

Il y a aussi des entrées distinctes pour les groupes suivants :

Abénaquis
Inuits de l'Île de Baffin Ojibwés
Ahousaht Inuits de Netsilik Oneidas
Algonquins Inuits du Caribou Onondagas
Assiniboines Inuits du cuivre Opetchesahts
Attikameks Inuits du Labrador Outaouais
Bearlakes Inuits du Mackenzie Pacheenahts
Béothuks Inuits Iglulik Peigans
Castors Inuits Sadlermiuts Pétuns
Cayugas Iroquois Pieds-Noirs
Chiklisets Kabloonas Plats-Côtés-de-Chien
Chilcotins Kaskas Porteurs
Chipewyans Kitamaats Salish de la côte
Clayoquot Kootenays Salish de la côte centrale
Couteaux-Jaunes Kwakiultl Salish de la côte nord du Détroit de Georgia
Cris Lièvres Salish du continent
Dakotas Malécites Sarsis
Ditidahts Métis Sékanis
Ehattesahts Micmacs Sénécas
Esclaves Mohawks Sheshahts
Gens-du-Sang Mowachahtsmuchalahts Sioux
Gitksans Nahannis Six-Nations
Gwich'in Naskapis Stoneys-Nakodas
Haidas Nation Dénée Tagish
Hans Nation des Pieds-Noirs Tahltans
Heiltsuks (Bella Bellas) Neutres Tlingits
Hesquiahts Nicola-Similkameen Toquahts
Huron Nishgas Tsetsaut
Innus Nootka Tsimshians
Innus (Montagnais-Naskapis) Nutchatlahts Tutchonis
Inuits Nuu-chah-nulth (Nootka) Uchucklesahts
Inuits d'Ungava Nuxalks (Bella Coolas) Ucluelets