Oromocto, ville du N.-B.; pop. 8932 (recens. 2011), 8402 (recens. 2006); const. en 1955. Oromocto est située au confluent de la rivière Oromocto et du fleuve Saint-Jean, à 22 km au sud-est de FREDERICTON. Les Malécites appelaient l'Oromocto « Wel-a-mook'-took », ce qui signifie « eau profonde », parce qu'elle était propice au canotage. Vers la fin du XVIIe siècle, les Français y fondent un petit établissement. Après 1763, les commerçants de la Nouvelle-Angleterre fréquentent l'endroit lors de leurs opérations le long du FLEUVE SAINT-JEAN.

Vers 1776, durant la révolution américaine l'armée britannique y construit le fort Hughes pour protéger les nouveaux établissements, la route terrestre vers Québec et les riches stocks de mâts de pin destinés à la Royal Navy. La localité continue de prospérer après l'arrivée des LOYALISTES en 1783.

Pendant une bonne partie du XXe siècle, le bois d'oeuvre, les chantiers navals, les scieries et les commerces locaux desservant l'arrière-pays constituent la base de l'économie d'Oromocto. Les changements les plus profonds surviennent au cours des années 50 avec l'établissement près d'Oromocto de la BFC GAGETOWN, la plus grande zone de manoeuvres terrestres du Commonwealth.

Lorsque la ville s'agrandit pour répondre aux besoins des militaires, un plan général de zonage en fait la « ville modèle du Canada ». L'économie se porte bien depuis, étant fondée sur la fourniture de biens et de services à la base militaire. La ville a également réussi à attirer plusieurs industries non polluantes dans son parc industriel.