Opera Lyra Ottawa

Opera Lyra Ottawa (OLO). Compagnie d'opéra à but non lucratif fondée en 1984 par la soprano Diana Gilchrist, après que le Centre national des Arts (CNA) a cessé de produire des opéras en été. The Impresario de Mozart et Pimpinone de Telemann sont présentés en 1984, et la première production intégrale de la compagnie est Così fan tutte, à l'Université Carleton (1985). Après qu'Anna Russell s'est produite en 1986 dans le cadre d'une levée de fonds, la compagnie s'installe au théâtre du CNA afin d'y mettre en scène The Barber of Seville (1986), The Elixir of Love de Donizetti (1987), La Bohème (1988), Carmen (1989), Madama Butterfly (1990), Amahl and the Night Visitors (1990, 1991) et The Magic Flute (1991). Depuis le début des années 1990, les performances sur scène de la compagnie ont lieu à la salle Southam du CNA, notamment Salome (2002), Rigoletto (2004), The Telephone et The Old Maid and the Thief de Gian Carlo Menotti (2005) ainsi que Contes d'Hoffman (2005). Opera Lyra Ottawa présente aussi des versions concert d'opéras, comme Werther (1987) de Massenet, des extraits d'opéras en soirée et des concerts où figure de la musique de compositeurs comme Kurt Weill, Andrew Lloyd Webber et Stephen Sondheim. La compagnie présente deux opéras sur scène et un opéra pour enfants chaque année.

La compagnie présente notamment les chanteurs Donna Brown, Tracy Dahl, Glyn Evans, Nancy Hermiston, Richard Margison, Catherine Robbin, Jean Stilwell et Liping Zhang sous la direction de chefs comme Dwight Bennett, Ermanno Florio, John Greer, Brian Law, Brian Jackson et Tyrone Paterson. En 1988, Opera Lyra Ottawa met en scène La Bohème à Kingston (Ont.). En 1990, en collaboration avec la Société pour le patrimoine canadien, la compagnie produit un programme de « Canadian Opera Treasures » avec Thirteen Strings, les Cantata Singers of Ottawa et des solistes incluant Sandra Graham, Rosemarie Landry, John Fanning et Michael Schade. Le concert comporte des extraits de huit opéras, dont The Widow de Lavallée, Leo, the Royal Cadet de Telgmann et Lucas et Cécile de Quesnel. En 2005, Opera Lyra Ottawa met en scène un autre opéra canadien, Filumena de John Estacio (livret de John Murrell), dans le cadre des célébrations du centenaire de l'Alberta.

Changements de 1987 aux années 2000

En 1987, Jeannette Aster prend la relève à la direction artistique. Sous sa direction, la compagnie continue à présenter la plupart de ses opéras en français ou en anglais mais, en 1990, Madama Butterfly est chanté en italien et surtitré dans les deux autres langues. Dès lors, les opéras sont chantés en langue originale.

La saison 1996-1997 est difficile pour Aster et Opera Lyra Ottawa. La compagnie présente plusieurs productions dispendieuses (Die Fledermaus et Aïda) qui n'attirent pas beaucoup de monde et qui, dans le cas d'Aïda, ne reçoivent pas de bonnes critiques. Aster est congédiée en décembre 1997, six mois avant la fin de son contrat. Marcus Hadman devient alors directeur artistique mais démissionne en 1998. L'orchestre nomme alors Tyrone Paterson aux postes de directeur artistique et de chef d'orchestre principal. Sous la direction de Paterson, Opera Lyra Ottawa se remet de sa crise, augmente son budget et continue de programmer avec minutie, mais aussi avec succès, ses saisons.

Opera Lyra Ottawa obtient la majorité de son financement de la Ville d'Ottawa, même s'il est presque coupé du budget de la ville de 2004.

Activités d'éducation et de formation

En 1990, le personnel commence à animer des cours pour adultes, des programmes dans les écoles et des ateliers pour enfants. Toujours en 1990, la compagnie crée le Chœur des petits chanteurs d'Opera Lyra Ottawa (plus tard le Chœur d'OLO), dirigé par Laurence Ewashko. Paterson fonde le Youth Training Program en 1999. Ce groupe d'artistes montants organise plusieurs évènements musicaux par année, dont un troisième opéra pour enfants.

Une compagnie de taille moyenne prospère
Le but de la compagnie n'est pas de se mesurer à des consœurs plus importantes : toujours selon Aster, « le Canada a cruellement besoin de compagnies de taille moyenne, aux reins solides, pour former de [jeunes] artistes qui pourront accéder aux grandes maisons internationales » (Globe and Mail, 6 septembre 1990). Depuis l'arrivée de Paterson, la compagnie explore un nouveau répertoire, à la grande joie du public. En 2004, l'orchestre d'OLO est formé de musiciens professionnels de la région d'Ottawa.

Dans Ottawa Citizen, Richard Todd remarque que la version de 2006 d'OLO de Falstaff de Verdi « est un succès dans l'ensemble et une réalisation importante de la compagnie. Il s'agit, de loin, de la production la plus ambitieuse entreprise par la compagnie jusqu'à présent. »

Bibliographie

Arthur KAPTAINIS, « Ottawa's Opera Lyra turns tide on Black Wednesday », The Gazette (Montréal, 13 sept. 1986).

Sarah JENNINGS, « The Voice that filled the void », Globe and Mail (Toronto, 6 sept. 1990).

Jay STONE, « Ottawa's best-kept secret », Ottawa Citizen (14 avril 1991).

Marthe LEMERY, « Opera Lyra, le retour en douce de l'opéra à Ottawa », Aria, vol. 10 (automne 1987).

« Ready for a bigger challenge », Ottawa Citizen (12 oct. 1997).

Steven MAZEY, « Opera Lyra sacks director », Ottawa Citizen (13 déc. 1997).

Steven MAZEY, « Cripton denies suggesting Opera Lyra dismiss director », Ottawa Citizen (18 déc. 1997).