Obwandiyag (Pontiac) était le chef Odawa (né vers 1720 près de la rivière Détroit, décédé le 20 avril 1769 à Cahokia, dans l’État de l’Illinois). Obwandiyag était le chef d’une coalition informelle de nations autochtones s’opposant au régime britannique et menant à ce qu’on appelle la « rébellion de Pontiac » (1763-1766), considérée par beaucoup comme l’antécédent historique aux mouvements contemporains pour les droits des Autochtones.

Obwandiyag a peut-être servi aux côtés des Forces françaises et autochtones qui ont vaincu le major général Edward Braddock à Fort Duquesne, en 1755. Il est surtout connu pour avoir dirigé les peuples autochtones contre le régime britannique en Amérique du Nord durant la rébellion de Pontiac, quelques années après la guerre de Sept Ans (1756-1763), aussi appelée « guerre contre les Français et les Indiens » en Amérique du Nord, et la chute de la Nouvelle-France. Sous le commandement d’Obwandiyag, une alliance constituée des peuples Odawa, Wyandot, Potawatomis et Ojibwa amorce les hostilités au printemps 1763. Le 28 mai, le groupe attaque un contingent de 96 soldats anglais à Pointe-Pelée, à 40 kilomètres de l’embouchure de la rivière Détroit. Certains soldats réussissent à fuir, mais la majorité est soit tuée, soit faite prisonnière. Les Forces autochtones assiègent ensuite le Fort Détroit. Les Forts Michilimackinac, Sandusky, St-Joseph, Miami et d’autres installations militaires ne tardent pas à suivre à mesure que la résistance fait son avancée aux Pays-d’en-Haut.

Malgré ces premières victoires, Obwandiyag peine à faire perdurer l’alliance. Le 31 juillet, lors de la bataille de Bloody Run, les Forces d’Obwandiyag embusquent les troupes britanniques en plein déplacement pour une attaque-surprise près des campements autochtones. Le contrôle d’Obwandiyag se limite aux guerriers aux alentours de Détroit, mais même ce groupe se dissout peu à peu, à mesure que les Ojibwa et les Odawa retournent sur leurs territoires de chasse hivernaux. La résistance, mieux connue comme la rébellion de Pontiac, perd ainsi beaucoup de son élan et se solde trois ans plus tard lors d’une conférence pour la paix à Oswego, à New York. Obwandiyag est l’un des signataires principaux du traité de paix ratifié le 23 juillet 1766. Bien qu’il insiste sur le fait que sa signature ne signifie pas l’abdication des terres autochtones, le pouvoir qu’on semble lui accorder crée du ressentiment auprès des délégués autochtones et fragilise davantage son statut de dirigeant déjà affaibli. Banni de son village un peu avant 1768, Obwandiyag est tué par un assassin peoria à l’extérieur d’un poste de traite près de Cahokia, en Illinois, le 20 avril 1769.