Les Nicola-Similkameen étaient une bande d'Athapascans vivant dans les vallées des rivières Nicola et Similkameen, dans le centre Sud de la Colombie-Britannique (et, marginalement, dans le centre Nord de l'État de Washington). Ils étaient entourés des Salish de l'intérieur (voir Salish du continent). Selon une théorie, ce peuple descendrait d'un groupe de guerriers chilcotins (de la famille des Athapascans) qui, au milieu du XVIIIe siècle, sont restés dans cette région et se sont mariés avec des Salish de l'intérieur, parlant le thompson et l'okanagan. Selon une autre théorie, les Nicola-Similkameen auraient un long passé dans cette région, où ils se seraient établis il y a plusieurs centaines d'années après avoir quitté un territoire athapascan situé plus au nord. Les données archéologiques n'ont cependant pas réussi à prouver cette théorie.

Les quelques mots de nicola-similkameen que l'on connaît semblent indiquer que cette langue est parente du chilcotin, en usage à environ 250 km au nord. L'analyse des artefacts provenant des fouilles archéologiques indique cependant que la préhistoire des Nicola-Similkameen est étroitement liée à celle des régions de Lillooet, Thompson et Okanagan. Au début du XXe, il ne restait déjà plus que quelques personnes parlant le nicola-similkameen, une langue devenue secondaire à celles des nouveaux occupants de leur territoire : les Thompsons et les Okanagans.

Cette langue a aujourd'hui disparu. La dernière personne qui en avait une connaissance partielle est décédée vers 1940. Cependant, il existe encore certains noms de lieux dans les vallées des rivières Nicola et Similkameen que les Salish de l'intérieur reconnaissent comme étant de la langue nicola-similkameen. En outre, certains Thompsons et Okanagans sont conscients de leur ascendance nicola-similkameen.

Cette culture est relativement peu connue. Tout comme leurs voisins, les Salish de l'intérieur, ils vivent généralement dans des maisons semi-souterraines en hiver et, le reste de l'année, dans des huttes faites de nattes en jonc. Ils vivent principalement de pêche lacustre et se procurent du saumon par le troc, car les poissons anadromes ne se trouvent ni dans la partie supérieure de la rivière Nicola ni à aucun endroit de la rivière Similkameen. Ils complètent leur alimentation d'élan, de cerf, de petit gibier et de plantes.

Plusieurs facteurs expliquent l'empiétement des Thompsons et des Okanagans sur le territoire des Nicola-Similkameen, dont le plus important est sans doute l'introduction du cheval dans la région du plateau au XVIIIe siècle. Comme le cheval permet aux Thompsons et aux Okanagans de prolonger leurs voyages de troc et de cueillette, ils en viennent à envahir les régions habitées par les Nicola-Similkameen qui, dès le milieu des années 1800, tombent sous l'influence de leurs voisins. Les épidémies, les mariages avec les Salish de l'intérieur et la présence croissante d'allochtones accélèrent la disparition des Nicola-Similkameen au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle.

Voir aussi Autochtones: le Plateau et les articles généraux sous la rubrique Autochtones.