Molly Joan Bobak

 Molly Joan Bobak, née Lamb (Vancouver, 25 févr. 1922), fille d'Harold Mortimer Lamb et d'Alice Mary Price. Les activités de son père, collectionneur et apologiste duGROUPE DES SEPT , ainsi que la passion de sa mère pour le jardinage et sa sensibilité à la beauté de la nature prédestinent Molly Lamb à une carrière dans les arts visuels.

Étudiante insoumise, Molly Lamb fait la rencontre de son mentor à vie, Jack L. SHADBOLT, à la Vancouver School of Art (1938-1941). Shadbolt l'influence constamment tout au long de sa carrière, davantage par ses opinions que par son exemple.

Molly Lamb entre au SERVICE FÉMININ DE L'ARMÉE CANADIENNE en 1942 et son journal illustré, Double Duty: Sketches and Diaries of Molly Lamb Bobak, Canadian War Artist, est publié en 1992 par Dundurn Press. Grâce à l'intervention d'A.Y.JACKSON et d'Harry McCurry (directeur de la Galerie nationale du Canada), elle est nommée peintre de guerre canadienne officielle en 1945, devenant ainsi la seule femme à recevoir une telle distinction (voir ARTISTES DE GUERRE). C'est là qu'elle rencontre son mari, Bruno BOBAK, également artiste de guerre canadien.

À la fin de la guerre et après son mariage, Molly Bobak retourne à Vancouver où elle enseigne à la Vancouver School of Art et commence à travailler à la radio et à la télévision, pour lesquelles elle se révèle particulièrement douée.

Elle reçoit une bourse du Conseil des Arts du Canada afin d'étudier en Europe, spécialement en Norvège. Ses études outre-mer sont interrompues à l'automne de 1960, lorsque son mari est nommé artiste résident à l'U. du Nouveau-Brunswick (UNB). Ils s'installent alors à Fredericton. Molly Bobak continue d'animer des ateliers à l'UNB et dans tout le Canada et renoue avec la télévision en présentant en direct des leçons d'art.

L'ensemble de son oeuvre se divise en deux catégories : des aquarelles représentant des fleurs remplies de clarté et d'élégance, avec leur dépouillement à l'orientale, et des peintures à l'huile expressionnistes célébrant les petits événements de la vie, en particulier les affinités entre êtres humains. Bien qu'exposée à d'innombrables influences, celle de son mari n'étant pas la moindre, sa conception organique des choses et son application gestuelle des pigments la rapprochent davantage de l'école néoromantique britannique et, par extension, du travail d'artistes écossaises telles que Joan Kathleen Harding Eardley (1921-1963) et Anne Redpath (1895-1965).

En 1993, la Mackenzie Art Gallery lui consacre une grande rétrospective itinérante. L'UNB (1983), l'U. Mount Allison (1984) et l'U. Saint Thomas (1994) lui ont décerné des diplômes honorifiques, et elle est membre de l'Académie royale des arts du Canada. En 1995, elle a été faite membre de l'ORDRE DU CANADA. Elle a également illustré des livres pour enfants, dont Toes in my nose de Sheree Fitch.