McLellan, Anne

Anne McLellan, avocate, professeure et politicienne (Hants County, Nouvelle-Écosse, 31 août 1950).

Anne McLellan grandit dans la vallée de l'Annapolis dans une ferme laitière qui est la propriété de sa famille depuis plus de 200 ans. Ses parents sont tous deux actifs en politique, son père à l'organisation locale du Parti libéral et sa mère en politique municipale.

Anne McLellan s'implique rapidement à l'intérieur du Parti libéral, dans son comté ainsi qu'à l'université Dalhousie où elle obtient des diplômes en science politique et en droit. Après une maîtrise au King's College de Londres en Angleterre, elle revient au Canada pour enseigner le droit à l'université du Nouveau-Brunswick. En 1980, A.McLellan accepte un poste à la Faculté de droit de l'université de l'Alberta où elle se spécialise en droit constitutionnel, libertés civiles et droits de la personne. Elle occupe divers postes administratifs, dont celui de doyenne intérimaire en 1991 et en 1992.

Par une majorité de 12 votes, A. McLellan est élue à la Chambre des communes en 1993 en remportant le comté d'Edmonton Northwest, une région traditionnellement liée au Parti conservateur. Réélue en 1997, en 2000 et en 2004, toujours avec une faible majorité, elle est le visage du Parti libéral fédéral en Alberta pendant plus d'une décennie.

Elle occupe plusieurs postes au sein du cabinet du cabinet du premier ministre Jean Chrétien. En tant que ministre des Ressources naturelles de 1993 à 1997, elle s'attire le respect de l'industrie de l'énergie, longtemps hostile à son parti à cause, entre autres, de changements fiscaux qui encouragent le développement des sables bitumineux de l'Alberta. Certains militants environnementaux se montrent toutefois critiques face à l'importance qu'elle accorde aux mesures volontaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

De 1997 à 2002, A. McLellan est ministre de la Justice et procureure générale, un poste confronté à des questions difficiles, dont celles de la position de la Cour suprême sur le droit des provinces de se séparer du Canada, du bureau d'enregistrement des armes à feu et des bénéfices accordés aux couples de même sexe. Elle est l'un des membres les plus forts du cabinet, mais elle ne peut éviter le dépassement incessant des coûts reliés à l'enregistrement des armes à feu. Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001 à New York et à Washington, A. McLellan est responsable de l'introduction d'une loi anti-terrorisme controversée. En tant que ministre de la Santé, en 2002 et en 2003, madame McLellan travaille à la création de l'Institut canadien de la sécurité du patient, une organisation qui fait la promotion de soins de santé plus sécuritaires ainsi que du Conseil canadien de la santé, un organisme indépendant voué à la surveillance du système de santé.

Lorsque Paul Martin devient premier ministre en 2003, il nomme madame McLellan aux postes de vice-première ministre et de ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile. À ce dernier poste, elle est responsable de la sécurité nationale. Anne McLellan perd son siège lors de l'élection générale de 2006 pendant lesquelles le gouvernement Martin est défait.