Maureen (Katherine Stewart) Forrester. contralto, professeure, administratrice (Montréal, 25 juill. 1930 - Toronto, 16 juin 2010). Forrester détient près de 30 doctorats honorifiques, dont les suivants : LL.D. h.c. (Sir George Williams) 1967, D.èsL. h.c. (York) 1972, D.èsL. h.c. (Saint Mary's) 1972, D.Mus. h.c. (Western Ontario) 1974, D.Mus. h.c. (Mount Allison) 1974, LL.D. h.c. (Wilfrid-Laurier) 1975, D.Mus. h.c. (Toronto) 1977, LL.D. h.c. (McMaster) 1978, LL.D. h.c. (Victoria) 1978, LL.D. h.c. (Carleton) 1979, D.Mus. h.c. (McGill) 1982, LL.D. h.c. (Trent) 1983, LL.D. h.c. (Dalhousie) 1983, doctorat h.c. (Ottawa) 1984, doctorat h.c.( Sherbrooke) 1985, D.Mus. h.c. (Laval) 1985, LL.D. h.c. (Île-du-Prince-Édouard) 1986, doctorat h.c. (Montréal) 1987, D.èsL. h.c. (Lakehead) 1988, LL.D. h.c. (Windsor) 1988, LL.D. h.c. (Simon Fraser) 1989.

Débuts de carrière

Benjamine d'une famille de quatre enfants élevés à Montréal, Forrester étudie le piano dès l'enfance. Encouragée par sa mère, elle se joint à des chœurs d'église de Montréal où deux organistes, Warner Norman (Église Unie Saint James) et Doris Killam (Église presbytérienne Stanley), lui enseignent les bases en théorie musicale et l'initient au répertoire. Elle quitte l'école secondaire à 13 ans et paie elle-même ses études avec son salaire de secrétaire et une bourse du Club social de Montréal. Elle chante comme soprano jusqu'à l'âge de 17 ans. Elle entreprend à 16 ans des études vocales à Montréal avec Sally Martin, qui s'aperçoit rapidement des possibilités du registre grave de sa voix. À 19 ans, Forrester poursuit sa formation avec Frank Rowe, ténor anglais d'oratorio et d'opéra à la retraite. Ses études avec Bernard Diamant, qu'elle considère comme le plus important de ses professeurs, débutent officiellement en 1950 et se poursuivent, plus ou moins régulièrement, jusque dans les années 1960. Entre-temps, elle étudie à Berlin avec Michael Raucheisen (1955). Elle est finaliste à l'émission radiophonique « Opportunity Knocks » au printemps 1951 et concourt également à « Singing Stars of Tomorrow » et « Nos futures étoiles ».

Forrester fait ses débuts professionnels avec la Chorale Elgar de Montréal dans The Music Makers d'Elgar, le 8 décembre 1951, à la Citadelle de l'Armée du salut. Avec l'Opera Guild of Montreal, elle tient le rôle d'une couturière dans Louise de Charpentier (9 et 10 janvier 1953) et celui de l'aubergiste dans Boris Godounov (8 et 9 janvier 1954). Même si elle chante déjà comme soliste à l'église et dans des concours, elle ne donne son premier récital que le 29 mars 1953, à la salle du YWCA de Montréal, avec John Newmark comme accompagnateur. Cette collaboration est de longue durée, et les deux artistes effectuent ensemble des tournées mondiales. Le Ladies' Morning Musical Club l'engage ensuite pour un récital, et lui remet plus tard une bourse d'études. Les frais du lancement de sa carrière - qui, comme le prédisent plusieurs avec justesse, va compter parmi les plus remarquables dans les annales canadiennes - sont assumés pendant plus de dix ans par le directeur du Montreal Star de l'époque, J.W. McConnell, qui est mis au courant du talent de la jeune chanteuse par son critique musical Eric McLean.

Après ses débuts avec l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) les 8 et 9 décembre 1953 dans la Neuvième Symphonie de Beethoven, sous la direction d'Otto Klemperer, elle se produit à la radio et à la télévision de la SRC, effectue des tournées au Québec et en Ontario pour les Jeunesses musicales du Canada (JMC) (1953-1954) et débute avec l'Orchestre symphonique de Toronto le 29 décembre 1954 dans Le Messie de Haendel.

Renommée internationale

Elle fait ses débuts européens le 14 février 1955, à la salle Gaveau à Paris, avec Newmark. Suit une tournée européenne de deux mois, organisée par les Jeunesses musicales de France, qui obtient un tel succès qu'elle se prolonge jusqu'en janvier 1956, avec des engagements, récitals et oratorios à la BBC et à la radio de l'Allemagne de l'Ouest. Au cours d'une tournée canadienne ultérieure, Forrester assure la création (11 août 1956), au Festival de Stratford, des Five Songs for Dark Voice de Harry Somers, œuvre commandée à son intention par le festival. Parmi les autres pianistes avec lesquels Forester participe au récital, mentionnons Stuart Hamilton, Donald Nolan, John Arpin, Derek Bampton et David Warrack.

Elle fait ses débuts à New York au Town Hall, le 12 novembre 1956. Peu après, à l'invitation de Bruno Walter, elle chante dans la Symphonie n<sup>o<sup> 2 (« Résurrection ») de Mahler aux concerts adieu de Walter (17-19 février 1957) avec l'Orchestre philharmonique de New York au Carnegie Hall. Elle interprète par la suite cette œuvre au gala marquant le 10 000e concert de cet orchestre (mars 1982). En plus de nombreux engagements, récitals, oratorios et émissions de radio au Canada, en 1957, elle chante avec le Royal Philharmonic Orchestra à Londres, dirigé par Beecham, et l'Orchestre philharmonique de Berlin à Berlin. Cette même année, elle épouse le violoniste Eugene Kash (dont elle se sépare en 1974) avec qui elle a cinq enfants.

Au Festival international de Vancouver de 1958, elle interprète avec la Chorale Bach de Vancouver, sous la direction de Bruno Walter, la Rhapsodie pour alto de Brahms qu'elle reprend trois jours plus tard en présence de la princesse Margaret, et crée Spring Rhapsody de Jean Coulthard. Elle participe au Festival Casals en 1960, 1961 et 1963; les représentations de 1960, Rhapsodie pour alto et Salve regina de Scarlatti (redécouvert peu avant), sont filmées par l'Office national du film (Festival à Puerto Rico). En 1961, elle donne en première canadienne le Salve regina à Stratford (30 juillet) et crée Bar Mitzvah Israel de Milhaud au premier Festival de musique d'Israël à Jérusalem (26 août). En novembre, elle entreprend une tournée de huit concerts en Union soviétique et, à la fin de 1962, elle effectue une tournée en Australie. Elle vit deux ans dans le Connecticut avant de s'établir à Toronto en 1963. Parallèlement, elle poursuit ses concerts en Europe et aux États-Unis. En 1963, elle chante à la NBC dans une production télévisée de la Passion selon saint Matthieu de Bach. En 1965, Lois Marshall et elle se joignent au Bach Aria Group de New York (fondé en 1946 par William Scheide), portant ainsi à trois le nombre de Canadiens dans l'ensemble (Norman Farrow, basse chantante, est un membre fondateur). Forrester chante avec le groupe jusqu'en 1974.

Souvent acclamée comme l'une des plus grandes contraltos au monde, Forrester demeure toujours fidèle à ses origines canadiennes et à la musique canadienne. Elle crée Trois Poèmes de saint Jean de la Croix de Gabriel Charpentier (1955), Mort de Jean Papineau-Couture (1956), The Confession Stone de Robert Fleming (Stratford, 16 juillet 1967), Poems of Young People de Harry Freedman et ... i never saw another butterfly ... de Srul I. Glick (Toronto, 6 septembre 1969), quatre des Six Folk Songs of Eastern Canada de Keith Bissell (à un festival de la SRC, 12 juillet 1971), A Child's Garden of Verses d'Oskar Morawetz (sous le titre de From the World of a Child, à un festival de la SRC, 10 février 1973) et son Psalm 22 : God Why Have You Forsaken Me? (4 janvier 1984), Adieu Robert Schumann (avec l'Orchestre du Centre national des Arts (OCNA), 14 mars 1978), Beauty and the Beast (avec le Quatuor à cordes Orford, 1er avril 1981) et The Garden of the Heart (avec l'OCNA, 6 mai 1981) de R. Murray Schafer, Three Sonnets of Shakespeare de Jean Coulthard (Vancouver, 2 avril 1978), You Are Happy de Stephen Chatman (Vancouver, mars 1989).

Elle donne jusqu'à 120 représentations par an sur les cinq continents (pendant une certaine période, en moyenne plus de 30 par année au Canada seulement) et se produit avec presque tous les grands orchestres et chœurs du monde, sous la direction, entre autres, de Barbirolli, Beecham, Bernstein, Casals, von Karajan, Klemperer, Krips, Levine, MacMillan , Ozawa, Reiner, Sargent, Stokowski, Szell, Walter. Elle chante fréquemment comme soliste avec l'OSM et l'Orchestre symphonique de Toronto, effectuant aussi des tournées avec ces orchestres : aux États-Unis avec l'OSM en 1981-1982 (Les Nuits d'été de Berlioz), au Japon et en Chine avec l'Orchestre symphonique de Toronto en 1978. Elle retourne en Chine en 1982 en compagnie de Claude Corbeil et du pianiste Claude Savard.

Opéra

Avant 1970, Forrester est peu active à l'opéra. Elle interprète Cornelia dans une version concert de Julius Caesar de Haendel avec l'American Opera Society (18 novembre 1958) et fait ses débuts sur les scènes de Toronto dans le rôle d'Orphée dans Orphée et Eurydice, sous la direction de Nicholas Goldschmidt à l'O'Keefe Centre (28 mai 1962). Elle interprète par la suite de nombreux rôles, dont Brangäne dans Tristan und Isolde à Buenos Aires (1963), à l'Opéra du Québec (1975) et à la Compagnie d'opéra canadienne (COC) (1979), Cornelia dans Julius Caesar de Haendel (débuts à la scène aux États-Unis, 27 septembre 1966, au New York City Opera), la Sorcière dans Hansel and Gretel, production de Norman Campbell à la télévision de la SRC (1970, un rôle qu'elle reprend au Festival du printemps de Guelph en 1979 et au San Diego Opera en 1984), Ulrica dans Un Ballo in Maschera à l'Edmonton Opera (1971), Fricka dans Die Walküre à la COC (1971), le rôle titre de Carmen en version concert avec l'Orchestre symphonique de Kitchener-Waterloo (1972), Madame Flora dans The Medium de Menotti (au Festival de Stratford 1974 et de nouveau en 1977 avec le Comus Music Theatre of Canada à Toronto, production aussi présentée à la télévision de la SRC en novembre 1978), Mistress Ford dans Falstaff à l'Opéra du Québec (1974), Erda dans Das Rheingold lors de ses débuts au Metropolitan Opera (10 février 1975), la Comtesse dans La Dame de pique à Festival Canada (Festival Ottawa) en 1976, de nouveau en 1979 et à ses débuts à La Scala en 1990, Hérodias dans Salomé avec l'Edmonton Opera en 1977 et la COC en 1986, la Marquise dans La Fille du régiment à la COC en 1977, à Festival Ottawa en 1980 et à ses débuts à l'Opéra de Montréal en 1994, Klytemnestra dans Elektra à la COC (1983), Madame de la Haltière dans Cendrillon de Massenet au San Francisco Opera (1982) et au New York City Opera (1983), la Vieille prieure dans Dialogues des Carmélites (COC, 1986) et Amente Nufe à la création de Ra de Schafer (1983).

Elle s'aventure également dans le répertoire de Gilbert et Sullivan en incarnant les personnages de la Reine des fées dans Iolanthe (1984, au Festival de Stratford) et de Katisha dans The Mikado (1986, à la COC). Elle se produit, à titre de soliste, avec l'Orchestre du Minnesota dans Falstaff de Verdi (15 novembre 1990), dans le cadre des célébrations du centenaire de Carnegie Hall, et avec l'Orchestre symphonique d'Indianapolis dirigé par Raymond Leppard à la première mondiale d'une version avec orchestre de A Charm of Lullabies de Britten (22 janvier 1991).

Qualité vocale

La voix de Forrester, d'abord riche mezzo-soprano d'une clarté et d'une puissance comparables à la trompette, se modifie avec le temps en contralto grave et somptueux, remarquablement souple et à l'aise dans pratiquement tout le répertoire conçu pour le registre de mezzo. Néanmoins, elle excelle tout particulièrement dans les lieder, surtout ceux de Brahms, Schumann, Mahler et Strauss, dans l'oratorio et les œuvres pour voix et orchestre comme Das Lied von der Erde de Mahler. Dès le début de sa carrière, Forrester se distingue par un chant d'une musicalité constante et raffinée dont la justesse impeccable n'est qu'un des attributs. Cette dernière qualité, à laquelle s'ajoutent un calme et une résistance à toute épreuve malgré des voyages trépidants et un calendrier d'engagements des plus chargés, la rend fort populaire auprès des chefs d'orchestre et impresarios au Canada et à l'étranger. Dans les premières années, quelques critiques lui reprochent un son trop uniforme pour les exigences variées des œuvres, donnant des interprétations trop calmes. Cependant, au fur et à mesure que son expérience s'élargit et que son contrôle vocal s'affine, sa capacité de communication s'intensifie. Dans le Globe and Mail (Toronto, 5 mai 1977), John Kraglund écrit : « ... il me semble qu'un monde musical bien organisé doit exiger que tous les artistes du chant - s'ils ne peuvent étudier avec Mlle Forrester l'art d'utiliser la voix comme un instrument pour interpréter le sens aussi bien que les notes - assistent le plus souvent possible à ses concerts. »

Enseignement

Même si elle a déjà formé des chanteurs auparavant, Forrester donne ses premiers cours d'interprétation public à l'été 1965 et à l'été 1966 au Royal Conservatory of Music. En 1966, elle est directrice du département vocal au Philadelphia Music Academy, marquant ainsi le début de son deuxième séjour aux États-Unis. Elle retourne à Toronto en 1971 et enseigne à temps partiel, en 1971-19722, à l'Université de Toronto, où Mary Lou Fallis figure parmi ses protégés. Elle donne également des cours d'interprétation public au département de musique de l'Université de l'Alberta (en 1985) et dans de nombreux endroits où elle se présente en concert.

Promotion des arts

Elle relève maints défis au cours de son mandat à la présidence du Conseil des Arts du Canada (CAC) (1983-1988). Tout au long de sa mission à ce poste bénévole, elle voyage beaucoup, ne cessant de promouvoir la musique canadienne et d'intercéder pour les musiciens, artistes et organismes culturels canadiens auprès des divers ordres de gouvernement, et de faire valoir le besoin d'une aide accrue pour les arts. Par ailleurs, elle est nommée chancelière de l'Université Wilfrid Laurier (1986-1990) et présidente honoraire de l'Année internationale de la musique canadienne en 1986. Jusqu'à la fin des années 1990, elle apporte sans cesse son appui à diverses fondations de bienfaisance, se produisant dans des concerts caritatifs. Elle est aussi nommée directrice des Arts du Maurier en 1993 et présidente honoraire de la Toronto School of Music Canada.

Dernières années

À la fin des années 1980, sa voix se faisant plus ténue, Forrester commence à intégrer une musique moins contemporaine dans son répertoire. Pendant les années 1990, elle voyage moins et n'accepte plus que quelque 50 à 60 engagements par année. Elle chante avec le British-Columbia Boys Choir à un concert de 1995 et à un concert hommage de l'Orchestre symphonique de Toronto dans la Symphonie no 2 de Mahler en 1995, pendant lequel elle reçoit le prix de 125 000 $ de la Banque Royale. Tout en continuant à diminuer la fréquence de ses récitals classiques et de sa participation aux opéras, elle entreprend en 1996, avec le compositeur et pianiste David Warrack, une tournée nationale de spectacles intitulés Interpretations of a Life, présentant des chansons comiques écrites pour elle par Warrack. Atteinte de la maladie d'Alzheimer, elle ne se produit qu'occasionnellement à compter de 2002, et vit dans une maison de repos à Toronto jusqu'à son décès en 2010.

Honneurs, prix et héritage

Forrester est nommée Compagne de l'Ordre du Canada (1967) et reçoit le National Award pour la musique de l'Université de l'Alberta (1967), le prix du conseil du Harriet Cohen International Music Award (1968) et le Prix Molson décerné par le Conseil des arts du Canada pour sa contribution exceptionnelle au progrès des arts (1971). En 1977, elle est nommée membre honoraire du Conseil international de la musique. Elle est présidente nationale des JMC (1972-1975) et membre du conseil d'administration du Centre national des Arts (1973-1979) ainsi que directrice fondatrice du Comus Music Theater en 1975. Elle se voit décerner le Diplôme d'honneur de la Conférence canadienne des arts pour son appui exceptionnel aux arts (1980), ainsi que le Canada Music Day Award (1981). Récipiendaire de la médaille du Conseil canadien de la musique en 1983, elle est nommée membre à vie de Canadian Actor's Equity en 1986, et se mérite le prix de musique de la Toronto Arts Foundation en 1988. En 1990, elle est décorée de l'Ordre de l'Ontario et admise au Panthéon des prix Juno (à l'époque, outre Glenn Gould, elle est la seule interprète classique à avoir reçu cet honneur). En 1994, l'Université Wilfrid Laurier donne son nom à sa salle de récital et à un nouveau fonds de bourses d'études en musique fondé en son honneur. Forrester reçoit le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène en 1995, une étoile sur l'Allée des célébrités canadiennes et le premier prix « Ruby », décerné par Opera Canada, dans la catégorie des artistes créateurs, en 2000. La même année, CBC Radio Two présente Forrester à In Performance, et la télévision anglophone de la SRC diffuse le documentaire Maureen Forrester : The Diva in Winter dans le cadre de sa série Life and Times. En 2003, la contralto est nommée Officière de l'Ordre national du Québec et, en 2004, elle est honorée d'un prix du Trust pour la préservation de l'audiovisuel du Canada dans la catégorie Œuvres magistrales (enregistrement sonore). Le Festival de Stratford donne un prix Maureen Forrester et présente des musiciens canadiens prometteurs dans sa série Maureen Forrester Young Artists. Le comité de sélection pour le Prix de la Banque Royale la qualifie de « Canadienne remarquable qui, avec son art, est une véritable ambassadrice du Canada dans le monde entier et une référence dans l'entreprise artistique. »

La vie et la carrière de Forrester sont relatées dans son autobiographie parue en 1986, Out of Character: A Memoir (trad. Maureen Forrester : au-delà du personnage : un récit autobiographique).

Écrits

« Why I Love Mahler », Music Journal (juin 1972).

« This is our music : putting words to our musical history », Imperial Oil Review (no 5, 1980).

« Beyond La Belle Province », Music Magazine(nov. 1986).

- avec Marci McDONALD, Maureen Forrester : au-delà du personnage : un récit autobiographique, traduit par Jean Chapdelaine Gagnon (Montréal 1989).

- préface de David W. BARBER, When the Fat Lady Sings (Toronto, 1990).

- dans James STRECKER, « Glenn Gould : Man, Musician, and Legacy : Nine Canadians talk about the legendary pianist », The International Glenn Gould Society (mars 1991).

Discographie

Arne Songs to Shakespeare's Plays : Young ténor, Chœur de chambre de l'Académie de Vienne, Orchestre de la Radio de Vienne, Priestman chef d'orchestre; 1964; West WST-17075.

Bach Arias : Bach Aria Group, Priestman chef d'orchestre; 1972; 2-Desto DC-7139-40.

-Cantates no 35 et 42 : Chœur de chambre de l'Académie de Vienne, Orchestre de la Radio de Vienne, Scherchen chef d'orchestre; 1964; West WST-17080 et West Gold WGS-8303.

-Cantates no 53, 54 et 169 : Chœur de chambre de Vienne, I Solisti di Zagreb, chef d'orchestre; 1965; Bach Guild BGS-70670.

-Cantate no 170, D. Scarlatti Salve regina : Wiener Solisten, Heiller chef d'orchestre; 1966; Bach Guild BGS-70683.

-Oratorio de Pâques : Temple University Conservatory Choir, Orchestre de Philadelphie, Ormandy chef d'orchestre; 1963; Columbia MS-6539.

-Passion selon saint Jean : Singing City Chorale, Orchestre de Philadelphie, Ormandy chef d'orchestre; 1971; 3-Columbia M3-30517.

C.-P.-E. Bach, J.W. Franck, Schumann, Loewe : Newmark piano; 1958; RCI 149, (sélections) RCI 615.

M.C. Baker Seven Wonders : Bampton piano; 1984; 2-Centredisques CMC-14-1584 et 2-RCI 585.

Beethoven Missa solemnis : Singing City Choirs, Orchestre de Philadelphie, Ormandy chef d'orchestre; 1970; 2-Columbia M2-30083.

-9e Symphonie : Saint Hedwig's Cathedral Choir-Berlin, Orchestre philharmonique de Berlin, Fricsay chef d'orchestre; 1959; 2-Decca DXSA-7157 et DG 2535-203, (« Ode à la joie ») Polydor 2310-071.

-9e Symphonie : New England Cons. Chorus, Orchestre symphonique de Boston, Munch chef d'orchestre; 1958; 2-RCA Victor LSC-6066, 2-RCA VICS-6003 et RCA AGL-1-3007.

-« Ode à la joie »de la 9e Symphonie : Chorus de l'Université Rutgers, OSM, Pelletier chef d'orchestre; 1967; CBC Expo-1.

Brahms Four Serious Songs, Wagner Wesendonck Lieder : Newmark piano; 1968; CBC SM-100, RCI 330, London CCL-6003 et London STS-15113.

-Two Songs op. 91 : W. Trampler alto, C. Wadsworth piano; 1975; Classics Record Library SMQ-80-5731.

A Brahms-Schumann Recital : Schumann Frauenliebe und leben, Brahms Zigeunerlieder; Two Songs, op. 91 : O. Joachim alto, Newmark piano; 1958; RCA LSC-2275.

Brott Songs of Contemplation : Quatuor à cordes Orford; 1985; SNE 516.

Casals El Pessebre : Chœur du Cons. de Porto Rico, Orchestre du Festival Casals, Casals chef d'orchestre; 1972; Columbia Masterworks M2-32966.

A Charm of Lullabies : Britten, Brahms, Coulthard, Dela et autres : Newmark piano; 1967; West 17137, West Gold WGS-8124.

Cherubini Missa solemnis en ré mineur : Orchestre et Chorale des Clarion Concerts, Jenkins chef d'orchestre; 1972; 2-Vanguard VCS-10110-11.

Christmas With Maureen Forrester : 1982; RCA KXL 1-0477.

Custer Comments on This World : Quatuor Phoenix; Serenus SRS-12031.

Delius Songs of Sunset, Vidal Zino-Zina, Gavotte, German Gipsy Suite : Cameron baryton, Beecham Choral Soc, Royal Philharmonic Orchestra, Beecham chef d'orchestre; 1957; HMV-Odeon ALP-1983, (Delius) Arabesque 8026 et 2-EMI CDS-7-47509-2 (CD).

Duos : Schumann, Mendelssohn, Brahms; Streich soprano, Machwilsky piano; 1979; ETCETERA ETC-1010.

Elgar Sea Pictures, Steven Pages of Solitary Delights, Forsyth Three Métis Songs From Saskatchewan : Ouellet harpe, Orchestre symphonique de McGill, Hoenich chef d'orchestre; 1986; McGill University Records 85025 et McGill University Records 750-028-2 (CD).

An Evening With Maureen Forrester and Andrew Davis : Davis piano; 1985; Fanfare DFL-9024.

Fleming The Confession Stone, Schumann Liederkreis op. 39 : Newmark piano; 1982; RCA KRL 1-0437 et CTL S-5245.

From Kern to Sondheim : Great American Theater Songs : Arpin piano; 1987; Pro Arte CDD-374.

Glick ... I never saw another butterfly..., Freedman Poems of Young People, Beckwith Fives Songs : Newmark piano; 1970; CBC SM-77 et Sel CC-15-073, (Glick) 4-ACM 34 (CD), (Freedman) 6-ACM 8, (Beckwith) 5-ACM 26.

Gluck Orfeo ed Euridice : Orchestre de l'Opéra d'État de Vienne, Chœur de l'Académie de Vienne, Mackerras chef d'orchestre, Forrester (Orfeo); 1966; 2-Bach Guild BGS-70686-87 et 2-Bach Guild HM-66-67.

-Paride et Elena : Orchestre symphonique et chorale de la radio autrichienne, Zagrosek chef d'orchestre; 1983; 3-Orfeo S-118843.

Haendel Hercules : Choeur de l'Académie de Vienne, orchestre de la radio de Vienne, Priestman chef d'orchestre; 1966; 2-RCA Victor LSC-6181.

-Jephtha : Amor Artis Chorale, English Chamber Orchestra, Somary chef d'orchestre, Forrester alto (Hamor); 1969; 3-Vanguard VCS-10077-79.

-Julius Caesar : Chorale et orchestre du New York City Opera, Rudel chef d'orchestre; 1967; 2-RCA Victor LSC-6182, (extraits) RCA LSC-3116.

-Rodelinda : Orchestre de la Radio de Vienne, Priestman chef d'orchestre, Forrester alto (Bertarido); 1964; 3-West WST 320 et 3-West WGSO-8205, (extraits) West WST-17102 et West WST-17114.

-Roman Vespers : Psalms 110, 127 : Philadelphia Singers, Concerto Soloists Chamber Orchestra of Philadelphia, Korn chef d'orchestre; 1985; 2-RCA ARC-2-7182.

-Serse : Choeur de chambre de l'Académie de Vienne, orchestre de la radio de Vienne, Priestman chef d'orchestre; 1964; 3-West WST 321 et 3-West Gold WGSO-8202, (extraits) West WST-17115 et West WST-17114.

-Theodora : Amor Artis Chorale, English Chamber Orchestra, Somary chef d'orchestre, Forrester alto (Didimus); 1968; 3-Vanguard VCS-10050-52.

Haendel, Purcell, Mahler, Duparc, Paladilhe, Debussy, Fleming : Newmark piano; 1967; CBC Expo-4 et RCI 246.

Haydn Ariadne auf Naxos, Coulthard Spring Rhapsody, K. Jones To Music : Newmark piano : v. 1961; RCI 203, (Haydn) RCI 615, (Coulthard) 6-ACM 10, (Jones) 5-ACM 24.

Le Lied : Schubert, Beethoven, Schumann, Brahms, Wolf, Strauss, Dvorak; Ladhuie alto, Newmark piano; 1955; Éd. du Club national du disque CND-7 et Everest SDBR-3247.

Lullabies : Dela, Arpin et autres; Arpin piano; 1988; Pro Arte CDD-411.

Mahler Des Knaben Wunderhorn: Rehfuss basse chantante, orchestre du Festival de Vienne, Prohaska chef d'orchestre; 1963; Vanguard VSD-2154, Vanguard SRV-285-SD et Harmonia Mundi HM-B-5116.

-Kindertotenlieder, Songs of a Wayfarer: Orchestre symphonique de Boston, Munch chef d'orchestre; 1958; RCA LSC-2371 et RCA Gold Seal AGL 1-1338.

-Das Lied von der Erde : R. Lewis ténor, Orchestre symphonique de Chicago, Reiner chef d'orchestre; 1959; RCA Victor LSC 6087, RCA Gold Seal AGL-1-5248 et RCA 5248-2-RC (CD).

-Das Lied von der Erde : Orchestre philharmonique de New York, Walter chef d'orchestre; 1960; Curtain-Call CD-206.

-Das Knaben Wunderhorn: « Rheinlegendchen », « Verlor'ne Müh » : Orchestre symphonique de Winnipeg, Gamba chef d'orchestre; 1979; MMG 112.

-Symphonie no 2 : Cundari soprano, Choeur Westminster, Orchestre philharmonique de New York, Walter chef d'orchestre; 1958; 2-Columbia M2S-601, 2-Odyssey Y2-30848 et 2-CBS M2K-42032 (CD).

-Symphonie no 2 : Ardwyn Singers, BBC Welsh Chorus, Cardiif Polyphonic Choir, Dyfed Choir, Orchestre symphonique de Londres, Kaplan chef d'orchestre; 1988; 2-MCA 2-11011.

-Symphonie no 2 : Orchestre symphonique et Chorale de Saint Louis, Slatkin chef d'orchestre; 1982; 2-Telarc CD-80081.

-Symphonie no 3 : Netherlands Radio Women's Chorus, Boys' Chorus of Saint Wilibrord's Church-Amsterdam, Orchestre du Concertgebouw, Haitink chef d'orchestre; 1966; 2-Philips PHS-2996, 2-Philips SAL-3593-4 et 2-Philips 420-113-2 (CD)

-Symphonie no 3 : Orchestre philharmonique de Los Angeles, Mehta chef d'orchestre; 1978; 2-London CSA-2249.

Maureen Forrester Sings Famous Arias of Bach and Handel : I Solisti di Zagreb, Janigro chef d'orchestre; 1964; Vanguard-Bach Guild BGS-70669, (« O Thou That Tellest ») Moss MMG-1136.

Maureen Forrester Sings Mahler and Brahms : Brahms Rhapsodie pour alto, Mahler Five Rückert Songs : Orchestre symphonique de la radio de Berlin, Fricsay chef d'orchestre; 1957; DG LPE-17199 et Heliodor 89-857.

Maureen Forrester Sings Operatic Arias and Songs : Haendel, Gluck, Mozart, Purcell; Choeur de l'Académie de Vienne, Orchestre de l'Opéra d'État de Vienne, Zeller chef d'orchestre; 1964; West WST-17074 et HMV Concert Classics SXLP-20096.

Meet Me in St. Louis : Fanfare Palm Court Ens, Arpin chef d'orchestre; 1989; Pro Arte CDD-456.

Mozart After Hours : Choeur de l'Académie de Vienne, membres de l'Orchestre de l'Opéra d'État de Vienne, Jazz Rhythm Group, Kingsley chef d'orchestre et clavecin; 1964; Vanguard VRS-79165.

Mozart Ombra felice, Somers Five Songs for Dark Voice : OCNA, Bernardi chef d'orchestre; 1970; RCI 286 et RCA LSC-3172, (Somers) 10-ACM 7.

The Other Me : 1981; RCA KKL-1-0440.

Papineau-Couture Églogues : Duschenes flûte, Newmark piano; 1954; Hallmark RS-6.

Purcell Songs : Young ténor, Orchestre de la Radio de Vienne, Priestman chef d'orchestre, Isepp clavecin; 1968; West WST-17113.

Rachmaninov Vêpres op. 37 : Choral Arts Soc de Washington, Rostropovitch chef d'orchestre; 1985-86; Erato ECD-75319 (CD).

Ravel Trois Poèmes de Mallarmé, Wolf Two Sacred Songs : Stratford Ens, Armenian chef d'orchestre; 1978; Cantabile CSPS-1349.

Respighi Lauda Per la Natività del Signore : Philadelphia Singers, Concerto Soloists Instr Ens, Korn chef d'orchestre; 1988; RCA Victor 7787-2-RC (CD).

Rodgers Carousel : Ambrosian Singers, Royal Philharmonic Orchestra, Gemignani chef d'orchestre; 1987; MCA 6209.

Schafer Adieu Robert Schumann : OCNA, Bernardi chef d'orchestre; 1978; CBC SM-364.

-« Aria »de RA : Wyre percussions; 1983; Centredisques CMC-1283.

Schubert « An Die Musik », « Ständchen », Schafer The Star Princess and the Waterlilies : Tor Children's Chorus, Bartle chef d'orchestre, Cameron narr; 1986-1987; Toronto Children's Chorus TCC-D-004.

Strauss Elektra : Orchestre national de France, Perick chef d'orchestre, 1984; 2-Rodolphe RP-12420 et 2-Rodolphe RPC-32420 (CD).

Tchaikovsky The Queen of Spades: Freni soprano, Ciesinski mezzo, Atlantov ténor, Tanglewood Festival Chorus, Orchestre symphonique de Boston, Ozawa chef d'orchestre; 1992; 09026-60992-2 RCA Victor Red Seal.

Verdi Requiem : Amara soprano, Tucker ténor, London baryton, Chorale Westminster, Orchestre de Philadelphie, Ormandy chef d'orchestre; 1964; 2-Columbia M2S-707 et 2-Odyssey Y2-35230.

Weigel Three Songs : Quatuor à cordes Phoenix; 1976; Serenus SRS-12062.

Willan Songs and Folk Songs, Fleming Folk Lullabies, Bissell quatre des Six Folk Songs From Eastern Canada : Newmark piano; 1971; CBC SM-144.

Wagner Wesendonck Lieder, Archer 4 mélodies : Newmark piano; 1954; RCI 108, (Archer 3 mélodies) 6-ACM 17.

Filmographie

Iolanthe; VHS; Festival de Stratford et de la SRC; 1985; 1998.

Extended scenes from Richard Wagner's Tristan und Insolde; VHS; Video Artists International, Radio-Canada; 1999.

Bibliographie

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« For the first time in my life », OpCan (mai-juin 1962).

Clyde GILMOUR, « Everything always comes up roses for Maureen », Maclean's (23 janv. 1965).

Joan PEYSER, « She waited for the right moment », New York Times (25 sept. 1966).

Claude GINGRAS, « Je suis émotive; il faut que je croie à ce que je chante », La Presse (Montréal, 8 févr. 1969).

Warren MOULD, « Bewitching world Lieder », Sound, II (mars 1971).

Alan EDMONDS, « Big Mo », The Canadian (29 janv. 1977).

Ulla COLGRASS, « The Battle for excellence - Forrester style », Music, I (janv.-févr. 1978).

Marjorie HARRIS, « Travels with Maureen », The Canadian (6 janv. 1979).

Jacques BROUILLET, « Maureen Forrester : une femme qui ne sait où donner... du cœur », Aria, VII (été 1984).

John MCGREEVY, « Chairman Mo », OpCan, XXV (été 1984).

Mark GERSON, « Maureen Forrester debuts with Canada Council », PfAC (aut. 1984).

Roy MACSKIMMING, « Maureen Forrester : the power behind the personality », Châtelaine (mai 1985).

Eleanor WACHTEL, « Do re mi fa sol la ti dough », Financial Post (mai 1988).

John KRAGLUND, « Character study », OpCan, XXXI (été 1990).

Arthur KAPTAINIS, « Maureen Forrester delighted to be back : Diva makes unlikely debut at age 63 », The Gazette (28 mai 1994).

Sid ADILMAN, « Canada sings Happy Birthday to praised contralto », Toronto Star (15 nov. 1995).

Lynette ROY, Maureen Forrester : Canada's charming contralto : a biography for young people (Toronto, 1999).

Martin KNELMAN, « Down-to-earth diva saluted », Toronto Star (8 oct. 2000).

Christie BLATCHFORD, « Maureen Forrester' life out of the spotlight : Contralto lives in a plain, small room and wonders why », National Post (1er sept. 2001).

Arthur KAPTAINIS, « Opera star Maureen Forrester dies at 79 », The Gazette (17 juin 2010).