Marina Endicott

 Marina Endicott, poète, dramaturge, écrivaine (Golden, Colombie-Britannique, 1958). Marina Endicott grandit en Nouvelle-Écosse et à Toronto. Sa première œuvre écrite est un poème (voirPOÉSIE), « même si je ne l'ai montré à personne ». Après avoir obtenu un baccalauréat en art dramatique de l'UNIVERSITÉ DE WATERLOO, Marina Endicott se rend en Angleterre pour se produire sur les scènes du West End de Londres. Quand elle n'est pas occupée à auditionner pour un rôle secondaire, elle écrit. De retour au Canada en 1985 après deux années d'absence, elle dirige le Centre des dramaturges de la Saskatchewan tout en continuant de parfaire son écriture de fiction.

En 1993, Marina Endicott est sélectionnée pour le JOURNEY PRIZE pour sa nouvelle intitulée With the Band et, en 2001, elle publie son premier ROMAN, Open Arms, finaliste en 2002 du prix Amazon/Books in Canada du premier roman. On y suit la jeune Bessie Smith qui se remet d'une enfance rendue difficile par le fait que son père poète a abandonné le nid familial pour poursuivre ses idéaux romantiques et que sa mère excentrique peinait à joindre les deux bouts avec son groupe de musiciens de troisième zone.

Avec son mari, un membre de la GRC, Marina Endicott s'installe à MAYERTHORPE, en Alberta. À la suite du meurtre de quatre agents de la GRC en 2005, elle écrit un long poème intitulé Policeman's Wife, Some Letters, finaliste pour un prix littéraire de la SRC en 2006. Elle y parle du prix à payer pour aimer un agent de police et de l'attente dans les vastes étendues des PRAIRIES canadiennes : « Plus que ma propre mort, je crains la tienne, / de souffrir de ton absence définitive... / Je prie pour que la mort soit douce, soit tardive, devienne un souffle ».

Marina Endicott écrit mieux « chez elle, au Canada... n'importe où au Canada, en fait ». Bien qu'elle crée des pièces sur demande (voirTHÉÂTRE) et qu'elle ait été dramaturge au CENTRE D'ARTS DE BANFF, Marina Endicott déclare « Je ne suis pas vraiment une dramaturge ». Pourtant, ses romans possèdent une sensibilité théâtrale, apparente dans sa façon de mettre au jour la vie intérieure de ses personnages alors qu'elle explore subtilement le point de rencontre entre leurs rêves et leurs réalités. Ses observations perspicaces rendent ses personnages attachants parce que le lecteur se reconnaît en eux. Endicott exprime finement les moments décisifs dans la vie de ses personnages, qui arrivent presque sans mises en garde, exigeant sans attendre un plus grand engagement personnel envers les autres.

Le roman suivant d'Endicott, Good to a Fault (V.F. Charité bien ordonnée), est finaliste pour le PRIX SCOTIABANK GILLER en 2008 et remporte en 2009 le Prix des écrivains du Commonwealth pour le meilleur livre, dans la catégorie Canada et Caraïbes. Son cadre domestique met en relief l'acte extraordinaire de la protagoniste, qui accueille chez elle et dans sa vie une famille complexe. The Little Shadows, son troisième roman, est en nomination pour un Prix Geller en 2011 et finaliste pour un PRIX LITTÉRAIRE DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL la même année. Endicott y entraîne le lecteur sur les scènes du vaudeville des Prairies canadiennes à l'aube de la PREMIÈRE GUERRE MONDIALE. Trois sœurs, Aurora, Bella et Clover, dont la mère, Flora, est veuve, se produisent en chantant des chansons romantiques devant un public bruyant et peu sentimental et font la rencontre, sur scène et hors scène, de nombreux personnages qui brisent leur cœur et leur donnent de dures leçons de vie.

En tant qu'écrivaine, Endicott croit être une détective de l'intérieur, se demandant : « qu'est-ce que ça fait d'attendre derrière le rideau, d'être témoin de l'échec de quelqu'un, de connaître le succès pour la première fois, de tout perdre et de continuer? ». Selon elle, « les romans sont l'endroit rêvé pour repenser le monde, pour apprendre à le connaître ». Marina Endicott continue d'écrire à Edmonton, en Alberta.