Écriture pour le théâtre

Diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Québec, elle est déjà une comédienne connue quand sa première pièce, C’était avant la guerre à l’anse à Gilles (1981) attire l’attention et lui vaut le Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie théâtre français. Description émouvante de la condition des femmes au Québec durant les années 1930, la pièce remporte un égal succès dans sa traduction anglaise, Before the War, Down at l’Anse à Gilles (1986).

Depuis, plusieurs de ses pièces ont été traduites et acclamées dans le monde entier. Tel est le cas de L’Homme gris (1984), présentée près de 300 fois à Paris et à Bruxelles, et de Oublier (1987), créée à Bruxelles et récipiendaire du prix annuel de la meilleure pièce, décerné par cette ville.

Parmi ses autres pièces remarquables qui ont été présentées, il faut souligner Jocelyne Trudelle trouvée morte dans ses larmes (1981), portrait saisissant d’une jeune femme poussée au suicide; Aurélie, ma soeur (1988); Le Faucon, montée simultanément à Québec et à Montréal en 1991, puis repris à Toronto en 2000; Pierre ou la Consolation, Le night cap bar (1997) et enfin Charlotte, ma sœur (2005).

Romans

Marie Laberge publie un premier roman Juillet (1989), accueilli favorablement, tout comme Quelques adieux (1992) et Le Poids des ombres (1994). À la fin de 2000, elle publie Le Goût du bonheur: Gabrielle, le premier tome d’une trilogie qui explore l’évolution de la société québécoise des années 1930 aux années 1970. Viennent ensuite en 2000 et 2001, Le Goût du bonheur : Adelaïde et Le Goût du bonheur : Florent.

Plusieurs de ses écrits mettent de l’avant le cheminement d’une femme, les relations de couple, la douleur de la perte d’un enfant dont Annabelle (1996), La Cérémonie des anges (1998) et Revenir de loin (2010). En janvier 2009, Marie Laberge crée un personnage de fiction nommé Martha qui, par le biais de 26 lettres par an, écrites et envoyées par la poste aux lecteurs abonnés, donne de ses nouvelles. Étant ainsi en étroite relation avec le lecteur, ce dernier recevant de « Martha » des lettres personnalisées, Marie Laberge poursuit ce feuilleton épistolaire pendant trois ans, jusqu’en 2011. En 2015, elle aborde le suicide dans Ceux qui restent.

Elle propose également à ses lecteurs des romans à saveur policière : Sans rien ni personne (2007), Mauvaise foi (2013) et Affaires privées (2017) mettent en vedette un tandem d’enquêteurs franco-québécois composé de Patrice Durand et Vicky Barbeau.

Prix et distinctions

Le talent romanesque de cette écrivaine a été à maintes fois reconnu et elle a été récipiendaire de nombreux prix littéraires et distinctions honorifiques.

  • Prix littéraires du Gouverneur général (C’était avant la guerre à l’Anse-à-Gilles), catégorie théâtre français (1981)
  • Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de France (1988)
  • Médaille Raymond-Blais, Université Laval (1989)
  • Femme de l’année en arts, prix Hommage La Presse, Salon de la femme (1990)
  • Médaille des célébrations du 350e anniversaire de Montréal (1992)
  • Prix des lectrices Elle-Québec (Quelques adieux) (1993)
  • Prix Gémeaux du meilleur texte d’émission dramatique à la télévision (Oublier), Académie canadienne du cinéma et de la télévision (1993)
  • Prix Ludger-Duvernay, Société Saint-Jean-Baptiste (1997)
  • Prix des libraires du Québec (Annabelle) (1997)
  • Prix du public La Presse (Annabelle), Salon du livre de Montréal (1997)
  • Prix du public (Annabelle), Salon du livre de Trois-Rivières (1997)
  • Prix des libraires du Québec (La cérémonie des anges) (1999)
  • Grand Québécois secteur culturel, Académie des Grands Québécois, Chambre de commerce et d’industrie de Québec (2000)
  • Prix du Grand public La Presse (Le Goût du bonheur : Gabrielle), Salon du livre de Montréal (2001)
  • Prix du public (Le Goût du bonheur : Gabrielle), Salon du livre de Trois-Rivières (2001)
  • Grand Prix littéraire Archambault (Le Goût du bonheur : Gabrielle et Adélaïde) (2001)
  • Prix du Grand public La Presse (Le Goût du bonheur : Adélaïde et Florent), Salon du livre de Montréal (2002)
  • Prix du Prix du public (Le Goût du bonheur : Adélaïde), Salon du livre de Trois-Rivières (2002)
  • Chevalier de l’Ordre de la Pléiade, Assemblée Parlementaire de la Francophonie (2002)
  • Chevalier de l’Ordre national du Québec (2004)
  • Prix du public Archambault (Sans rien ni personne) (2008)
  • Prix du Grand public La Presse, Salon du livre de Montréal (Revenir de loin) (2011)
  • Prix du public, Salon du livre de la Côte-Nord (Revenir de loin) (2011)
  • Compagnon de l’Ordre des Arts et des Lettres du Québec (2015)
  • Prix du public, Salon du livre de la Côte-Nord (Ceux qui restent) (2016)
  • Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale (2016)