Louis Laberge, mécanicien d'aéronefs, dirigeant syndical (Sainte-Martine, Qc, 18 févr. 1924 - L'Assomption, 19 juill. 2002). À 22 ans, après avoir travaillé pendant deux ans à Canadair, Laberge est élu délégué de son syndicat. Trois ans plus tard (1948), il en devient l'agent d'affaires et, de 1956 à 1963, il est président du Conseil des métiers et du travail de Montréal. Son élection à la présidence de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) en 1964 a lieu au moment où celle-ci est en perte de vitesse face à la Confédération des syndicats nationaux. Tout en défendant les avantages de l'établissement de liens internationaux et de son allégeance au Canada, la FTQ, sous la gouverne de Laberge, adopte aussi les objectifs du néo-nationalisme québécois.

Au cours des années 60 et 70, la FTQ cherche à gagner de l'autonomie par rapport au CONGRÈS DU TRAVAIL DU CANADA, appuie le PARTI QUÉBÉCOIS et adopte une idéologie de gauche. Laberge est facilement réélu à chaque assemblée de 1964 jusqu'à sa retraite en avril 1991, après quoi lui succède son adjoint de longue date, Fernand Daoust. Laberge reste président du Fonds de solidarité, branche de la fédération responsable de placements totalisant plusieurs millions de dollars.