Kablouna (« non-Inuit ») est un terme inuktitut donné par les Inuits aux Canadiens blancs résidant de façon temporaire ou permanente dans les communautés du Grand Nord. Les Kablounas sont souvent des missionnaires, des professeurs, des policiers, des fonctionnaires gouvernementaux, ainsi que leurs conjoints et compagnons.

Utilisation

« Kablouna » vient du terme inuktitut « qallunaaq », désignant les individus d’origine non inuite. Les Kablounas sont souvent des missionnaires, des professeurs, des policiers, des fonctionnaires gouvernementaux, ainsi que leurs conjoints et compagnons. Les Inuits qui imitent délibérément le mode de vie des Kablounas sont appelés « Kablounamuit », ou « gens du peuple blanc ». Ils essaient de suivre les coutumes des Kablounas, se nourrissent et se vêtissent exclusivement de produits manufacturés, occupent si possible un emploi rémunéré et suivent en général un mode de vie considéré non inuit.

Littérature

En 1941, l’explorateur français Gontran de Poncins publie Kablouna, un livre portant sur ses expériences lors de son séjour de 15 mois chez le peuple inuit de l’Arctique. Gontran de Poncins y décrit comment il a d’abord du mal à se faire aux coutumes et au mode de vie des Inuits, mais il finit par adopter leur façon de vivre.

Kabloona in the Yellow Kayak (1999) raconte le périple de son auteure, Victoria Jason, et de ses deux compagnons, Fred Reffler et Don Starkell, lors de leur voyage en kayak entre Churchill, au Manitoba, et Tuktoyaktuk, un village des Territoires du Nord-Ouest sur la côte de la mer de Beaufort. Pendant son périple de quatre ans et 7 500 kilomètres, Victoria Jason est surnommée par les Inuits « la Kablouna dans le kayak jaune ».