Jackie Richardson, actrice et chanteuse (née en 1947 à Donora, en Pennsylvanie). Jackie Richardson est une chanteuse et une actrice acclamée dont la carrière s’étend sur plus de cinquante ans. Surnommée par plusieurs « reine canadienne du jazz, du blues et du gospel », elle a reçu un prix Maple Blues pour l’ensemble de ses réalisations. Elle s’est également vu décerner un prix Gemini et un prix Dora pour son interprétation théâtrale dans de nombreux films, comédies musicales et séries télévisées.En 2014, le Toronto Star inscrit le nom de Jackie Richardson sur une liste de 180 personnes ayant joué un rôle fondamental dans le développement de la ville depuis sa fondation.

Jeunesse

Jackie Richardson voit le jour dans une communauté rurale au sud de Pittsburgh. Encouragée par ses grands-parents, elle chante à l’église où son grand-père est diacre. À l’âge de sept ans, elle déménage à Toronto avec ses parents et six frères et sœurs. Là-bas, Jackie accompagne son père, Garrett Richardson, Sr., amateur de jazz qui chante dans un quatuor, dans des clubs de jazz. Elle rêve d’y chanter un jour, elle aussi.

Carrière musicale

Jackie Richardson fait ses débuts comme chanteuse professionnelle à l’âge de 16 ans, se joignant au groupe torontois de R&B The Tiaras avec sa sœur Betty. Elle y joue le rôle de chorégraphe jusqu’à ce qu’elle soit prête à accompagner les musiciens de sa voix. Quelques années plus tard, elle se produit en spectacle avec un groupe africain à l’Expo 67 à Montréal, puis effectue une brève tournée en compagnie du groupe de doo-wop américain The Platters. Elle présente également des prestations régulières dans les bases des Forces canadiennes, au Canada et dans le monde entier.

Tout au long de sa carrière, Jackie Richardson participe à l’enregistrement de nombreux albums et chansons à succès, dont Africville Suite (1996) de Joe Sealy, récipiendaire d’un prix Juno, What a Wonderful World: 26 Inspirational Classics (1999) d’Anne Murray, Norm Amadio and Friends (2009) de Norm Amadio, « Georgia » (2012) de Peter Appleyard, « Freedom for the Stallion » (2015) de David Clayton-Thomas et « New York Story Duet » (2016) de Micah Barnes. L’artiste collabore également avec de nombreux musiciens sur scène, y compris avec l’Orchestre symphonique de Toronto.

En 2003, Jackie Richardson fait paraître son premier album, combinant jazz, blues et gospel, du nom de Woman’s View Through a Child’s Eye. L’année suivante, elle se voit décerner le prix Maple Blues de la Toronto Blues Society pour l’ensemble de ses réalisations, ainsi que le prix South African Women for Women Friendship pour ses réalisations artistiques.

Carrière d’actrice

En 1975, après avoir été membre d’une troupe de théâtre communautaire avec sa fille Kim, Jackie Richardson tombe en amour avec le théâtre et décide d’en faire sa carrière. L’un de ses premiers rôles est celui de Jenny Diver dans la production The ThreePenny Opera, aux côtés de Salome Bey. Jackie Richardson apparaît par la suite dans différentes productions un peu partout au Canada, dont Ain’t Misbehavin’ (1985), Big Mama! The Willie Mae Thornton Story (1999, 2012, 2013), The Adventures of a Black Girl in Search of God (2003–04, 2015) et Cookin’ at the Cookery: The Music and Times of Alberta Hunter (2003).

Pour son rôle principal dans Big Mama! The Willie Mae Thornton Story, Jackie Richardson est mise en nomination pour le prix Betty Mitchell de la meilleure actrice dans un rôle principal, ainsi que pour le prix Jessie 2001 de la meilleure interprétation féminine dans un rôle principal au théâtre. En 2004, elle remporte le prix Dora de la meilleure interprétation féminine dans un rôle principal (comédie musicale) pour sa performance dans Cookin’ at the Cookery.

Jackie Richardson apparaît également dans de nombreuses productions télévisées et cinématographiques. Entre autres, Turning to Stone (1985) lui vaudra une nomination au prix Gemini de la meilleure actrice de soutien, tandis que Sins of the Father (2002) lui vaudra une nomination au prix NAACP Image de la meilleure actrice dans un téléfilm, une minisérie ou une émission spéciale. De 2005 à 2007, Jackie Richardson campe le personnage de Jazzmin dans la série musicale télévisée pour enfants The Doodlebops. Elle remporte également un prix Gemini en 2011 pour son rôle principal dans le téléfilm The Gospel According to the Blues (2010).

Engagement communautaire

Jackie Richardson, défenseure passionnée des droits de la personne et de la justice sociale, prend part à de nombreux événements caritatifs pour des organismes comme la Fondation Stephen Lewis, la Children’s Aid Foundation et le Nelson Mandela Children’s Fund, ainsi que pour différents organismes venant en aide à la communauté de Regent Park, un quartier défavorisé de Toronto. En 2010, Jackie Richardson ajoute sa voix à l’album World Jazz for Haiti (2010), en appui au fonds d’aide au séisme en Haïti mis sur pied par la Croix-Rouge. Ayant à cœur l’éducation des jeunes, elle organise en 2014 un événement caritatif en appui au fonds d’études Archie Alleyne, venant en aide aux jeunes musiciens.

Liens familiaux

La fille de Jackie Richardson, Kim Richardson, connaît un grand succès comme chanteuse et musicienne. Elle remporte le prix Juno de l’interprète féminine émergente (1986) et du meilleur enregistrement R&B/soul (1987) avant de s’établir à Montréal, où elle deviendra une chanteuse jazz et une chanteuse de comédie musicale de grande renommée. Elle collabore régulièrement avec sa mère et se voit décerner le prix Génie 2011 de la meilleure chanson originale pour « Waiting for Your Touch », du film Funkytown.

Distinctions

Prix Blues with a Feeling, ensemble des réalisations, Maple Blues Awards (2004)

Meilleure interprétation féminine dans un rôle principal (comédie musicale) (Cookin' At The Cookery: The Music and Times of Alberta Hunter), prix Dora (2004)

Prix South African Women for Women Friendship (2004)

Prix pour l’ensemble des réalisations, Canadian Actors’ Equity (2007)

Prix Canadian Black Achievement

Prix African Canadian Achievement

Meilleure actrice dans un rôle principal, téléfilm ou minisérie dramatique (The Gospel According to the Blues), prix Gemini (2011)

Prix d’excellence Dr. Martin Luther King, Jr., Black Theatre Workshop (2016)