Inauguré le 7 février 1990, l’Insectarium de Montréal fait partie du réseau « Espace pour la vie » qui comprend le Biodôme, le Planétarium et le Jardin botanique de Montréal. Il est considéré non seulement comme le plus grand insectarium en Amérique et l’un des plus importants au monde, mais il est aussi le seul musée entièrement dédié à l’entomologie en Amérique du Nord.

Historique de sa création

L’aventure débute en 1985 lorsque Georges Brossard, entomologiste chevronné et passionné, rencontre Jean Drapeau, alors maire de la ville de Montréal, dans l’espoir de le convaincre de créer un insectarium à Montréal. Il s’ensuit une rencontre d’importance avec le directeur du Jardin botanique de Montréal, Pierre Bourque. À la suite de leur conversation, Brossard l’invite à venir admirer sa collection d’insectes qui loge dans son sous-sol faute de lieu d’exposition. Dans l’esprit des deux hommes germe alors l’idée grandiose de fonder un insectarium. Une première exposition, Les plus beaux insectes du monde, est montée au Jardin botanique grâce aux plus beaux spécimens de la collection Brossard. Devant l’enthousiasme du public, les deux hommes convaincus décident de poursuivre leur projet.

De 1986 à 1988, ils travaillent à convaincre les autorités gouvernementales du bien-fondé de leur idée. En 1987, une campagne de financement permet d’amasser 600 000 $. Cette même année, Georges Brossard fait alors don à la ville de Montréal de sa monumentale collection de plus de 250 000 insectes, provenant d’une centaine de pays différents. Après une visite aux insectariums de Tama et d’Hiroshima, les représentants gouvernementaux ne doutent plus de la pertinence pour Montréal de se doter elle aussi d’un insectarium. Grâce au don du frère Firmin Laliberté, la collection d’insectes s’agrandit de 100 000 nouveaux spécimens.

En 1989 sont lancés les travaux de construction sur le site du Jardin botanique et en 1990, l’Insectarium de Montréal est inauguré.

Expositions et rayonnement international

De 1991 à 1999, on multiplie les activités à l’Insectarium afin de démystifier le monde des insectes et de les faire connaître au grand public (Croque-insectes, Papillons en liberté, Carnets de voyage de George Brossard). On ajoute même une volière extérieure, les collections d'insectes s’enrichissant au fil des ans. Depuis 1994, l’Insectarium organise annuellement l’activité l’Odyssée des monarques qui consiste à étiqueter et relâcher 400 monarques élevés en captivité. En septembre, le public est invité à venir assister à ce lâcher et les écoles peuvent participer au programme Monarque sans frontière en élevant des chenilles de monarque en classe.

L’an 2000 marque le dixième anniversaire de l’Insectarium. Créée depuis peu, l’expertise de l’équipe de ce musée entomologique rayonne déjà à l’international. En effet, l’Insectarium collabore avec plusieurs universités (dont l’Université du Kansas aux États-Unis pour le projet Monarch Watch) et avec le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. En 2001 est inauguré « La Toile des insectes du Québec », un site internet qui permet au grand public d'avoir accès à un répertoire de références en entomologie.

Forts de leurs succès, les responsables de l’Insectarium entreprennent, en 2009, un colossal projet de rénovation des installations de même qu’une mise à niveau de l’exposition permanente. En juillet 2011, on ouvre à nouveau les portes de l’Insectarium en présentant une toute nouvelle exposition permanente, « Nous les insectes », qui présente au public les insectes sous un autre aspect, arborant des thèmes différents soit l’alimentation des insectes, leurs mécanismes d'autodéfense, leur reproduction ainsi que leur capacité d’adaptation. On y retrouve également une exposition sur les fourmis Atta ou coupeuses de feuilles qui réalisent sous les yeux des visiteurs leurs activités de jardinières.

L’Insectarium présente plus de 3 000 spécimens « naturalisés » et une centaine de spécimens vivants. Un nouveau bâtiment qui s’inscrit dans le cadre du projet Métamorphose sera ajouté à l’édifice existant. L’ouverture de cette serre permanente qui accueillera des spécimens vivants est prévue pour 2017.

Mission

Outre la sauvegarde du patrimoine entomologique mondial à travers les collections de spécimens naturalisés et vivants, l’Insectarium de Montréal vise la sensibilisation du public au monde des insectes par des expositions variées, des animateurs dynamiques, des expositions itinérantes et des activités éducatives. De plus, en participant à différents programmes internationaux, l’Insectarium de Montréal contribue à l’avancement et à la diffusion de ses connaissances scientifiques.

Collections

L’Insectarium de Montréal abrite trois collections : la collection scientifique qui regroupe un matériel de référence pour l’identification des insectes, la collection vivante qui compte environ 70 % d’insectes et 30 % d’arachnides et enfin, les collections naturalisées qui incluent les insectes de la collection scientifique (150 000 spécimens) de même que ceux de la collection d’exposition (20 000 spécimens).

Fier de son expertise et de son œuvre éducative, l’Insectarium de Montréal est reconnu à travers le monde comme un chef de file en matière d’entomologie.