Les sports existent depuis longtemps au Canada, des premiers jeux autochtones (p. ex., le baggataway) aux sports plus récents comme la planche à neige et la planche aérotractée. À compter de la fin du 19e siècle, deviennent plus organisés, y compris le développement de diverses organisations nationales, et plusieurs Canadiens participent dans des sports, dont la crosse, le baseball, le hockey, le rugby/le football et le soccer. La participation des femmes dans les sports est limitée jusque dans les années 1960, moment où les sports qui étaientauparavant considérés comme étant des activités masculines commencent à s’ouvrir aux filles et aux femmes (voir aussi Les femmes et le sport au Canada : une histoire). Officiellement, le Canada a deux sports nationaux :la crosse (été) et le hockey (hiver).

Jeux et sports autochtones

Le sport canadien doit à la culture autochtone le toboggan, la raquette, le bâton de crosse et le canot d’écorce. Les contacts étroits entre les coureurs des bois, les voyageurs et les peuples autochtones contribuent à introduire dans les colonies européennes les activités associées à ces équipements. Un grand nombre de jeux autochtones ont des buts utilitaires liés à la survie (lutte, tir à l’arc, lancer du javelot, course à pied ou en canot), alors que d’autres ont une signification religieuse, comme la danse et le baggataway (voir Crosse). Les Premières Nations ont aussi inventé une grande variété de jeux auxquels ils s’adonnent par simple plaisir ou pour le pari : le jeu de l’alène, du cerceau et du bâton, le serpent à neige, le jeu de figures, les dés et les cartes en écorce de bouleau. Chez les Inuit, les jeux ont pour but de préparer les jeunes à une existence collective dans un environnement hostile où chacun doit connaître ses propres seuils de tolérance. Le lancer de la couverture, la lutte à la corde, les courses de traîneaux à chiens, les danses du tambour, le lancer du javelot, les jeux de balle ainsi que les épreuves individuelles, dont le bras de fer, le tir aux jambes et le tir du doigt, se pratiquent à cette fin.

Colonisation européenne

Dans les premières colonies d’Européens, le jeu est une activité secondaire puisqu’on doit d’abord assurer sa survie. Toutefois, les activités sociales et récréatives sont nécessaires et on s’y adonne. Les Canadiens français ont hérité de leurs ancêtres de France le goût des réunions mondaines.Le premier club social des Blancs en Amérique du Nord, l’Ordre de Bon Temps, est fondé à Port-Royal. Chez les colons, les rencontres sociales ont un but utilitaire, celui des corvées, où l’on épluche le maïs, confectionne des courtepointes ou bâtit une grange dans un esprit d’entraide mutuelle. De telles rencontres s’accompagnent habituellement de musique et de danse, de matches de lutte et de courses de chevaux. C’est de là qu’est née la tradition canadienne-française de l’« homme fort », personnifiée plus tard par Louis Cyr.

Un afflux de soldats et de colons britanniques vient avec la guerre de Sept Ans (1755-1763). Dispersés dans les provinces dans des garnisons, les soldats britanniques apportent le cricket et les sports équestres, tandis que les Écossais, en particulier, introduisent le golf et le curling en Amérique du Nord.Bien que le golf ne soit considéré comme un sport qu’après la Confédération, le curlingdevient rapidement populaire au Canada. Le premier club sportif, fondé en 1807, est le Montreal Curling Club. L’échec initial du golf et le succès du curling illustrent à quel point le sport est lié à la société. À l’époque, on ne peut se permettre le luxe d’entretenir de grandes étendues de terrain pour le plaisir d’un petit nombre de golfeurs, tandis que l’hiver canadien offre à tous de grandes surfaces de glace.

Sports et société du 19e siècle

Au début du 19e siècle, la majorité des sportifs sont des gentilshommes de la classe marchande ou de l’aristocratie, ou des officiers de garnison. Ces derniers implantent non seulement les traditions sportives de leur pays d’origine, ils adoptent et parrainent aussi de nouvelles activités. Leur amour des courses de chevaux, combiné à de nombreuses heures de loisir, donne l’élan à des sports comme la chasse, la course au trot et le steeplechase. L’intérêt et l’enthousiasme qu’ils y apportent, combinés à leur talent d’organisateurs, permettent d’instaurer un large éventail de sports dans les communautés.

En théorie, le patinage sur glace, la raquette, le cricket, le football (soccer) et autres activités similaires sont à la portée de la classe ouvrière, mais les travailleurs manquent de temps pour les activités sportives et de loisir. Pour plusieurs, le dimanche représente la seule journée de congé, mais ils sont découragés de s’adonner à des activités sportives par les instances religieuses ainsi que par la Loi sur le dimanche, adoptée en 1845 dans la Province du Canada.

La plupart des femmes de colons sont beaucoup trop occupées pour jouir de loisirs, et même quand elles en ont, les conventions de l’époque n’encouragent guère leur participation aux activités pratiquées à l’extérieur par les hommes. Dans les villes, c’est à titre de spectatrices qu’elles participent aux courses de chevaux, aux régates, aux matches de cricket et à d’autres spectacles sportifs. On leur permet d’être passagères à bord des carrioles, des bateaux à glace et des yachts. Les plus fortunées et indépendantes sont autorisées à monter à cheval, à patiner et à jouer au croquet. Dans les années 1850, on assiste à un changement d’attitude à l’égard des femmes qui font du sport, notamment grâce aux modifications apportées aux tenues vestimentaires. Les progrès dans l’émancipation de la femme se traduisent par sa participation aux chasses au renard, au Ladies’ Prince of Wales Snowshoe Club (1861), au Montreal Ladies Archery Club (1858), aux régates, aux championnats de patinage artistique, et aux courses à pied organisées dans le cadre de pique-niques. (Voir aussi Les femmes et le sport au Canada : une histoire.)

Avant 1867, le plus grand rôle des compétitions sportives est probablement celui de faciliter les rencontres sociales. Ainsi, les habitants des villes et des campagnes peuvent se rencontrer dans le cadre d’événements à caractère agricole ou social. Les « voyageurs » peuvent se mesurer aux Autochtones et aux colons dans les régates de canots, et les peuples des Premières Nations peuvent disputer des matches de crosse avec des citadins. Les courses sont très populaires et attirent des milliers de spectateurs dans les grandes villes. Offrant un environnement à la fois social et sportif, les courses de chevaux favorisent le plus grand mélange de classes sociales qui se soit produit au 19e siècle. Toutefois, la haute société de l’époque n’aime guère ce genre de mélange et tente, en vain, d’y remédier en érigeant des clôtures autour des champs de course et en exigeant un droit d’entrée. Cette politique d’exclusion peut aussi être considérée comme le désir de réserver les courses de chevaux et les régates aux « gentilshommes amateurs » et de s’assurer que le pêcheur d’expérience ou le fermier particulièrement adroit ne concourent pas aux côtés de l’élite sociale.

Industrialisation et urbanisation

Le plus grand impact sur les sports vient des progrès de la technologie. Le bateau à vapeur, le chemin de fer et les presses d’imprimerie alimentées à la vapeur permettent au sport de se rapprocher du public. Les bateaux à vapeur offrent aux équipes sportives et aux spectateurs des excursions inconcevables au temps des diligences. Ils suivent même les bateaux et les yachts pendant les régates. L’expansion rapide du chemin de fer rend possibles les excursions d’un jour pour assister à un match (voir Histoire du chemin de fer). On organise davantage de rencontres d’équipes et des tournois, tandis que des associations provinciales sont créées et que les règles de jeu uniformisées. Grâce aux presses d’imprimerie à vapeur, les journaux importants accordent une plus grande place aux sports, et l’invention du télégraphe permet de diffuser les résultats plus rapidement.

Une nouvelle ère sportive voit le jour à l’époque de la Confédération, en 1867. D’anciennes activités, comme le cricket, l’aviron et les courses de chevaux, ne sont certes pas délaissées, mais l’apparition des sports comme la crosse et le baseball montre bien l’intérêt croissant des Canadiens pour les sports. Avec l’urbanisation, les dirigeants municipaux réalisent de plus en plus que la population a besoin de faire de l’exercice et d’avoir des activités récréatives favorisant la santé. Ces deux besoins contribuent à multiplier l’organisation d’activités sportives.

Organisation et nationalisme

À partir du milieu du 19e siècle, on déploie des efforts concertés pour réglementer et organiser le sport.Montréal est à la tête d’une grande partie de ce développement, créant un certain nombred’organisations sportives (p. ex., le Montreal Lacrosse Club, le Montreal Snow Shoe Club et le MontrealCycling Club). William George Beers, un dentistemontréalais, est le véritable moteur du développement de la crosse moderne et de la création de l’Association canadienne de crosse le 26 septembre 1867 à un congrès se déroulant à Kingston, en Ontario. Cette association est la première de nombreuses autres organisations sportives à être établies au Canada. Fondé en 1881, l’Association des athlètes amateurs de Montréal est le premier club du genre et agit comme une organisation-cadre pour plusieurs clubs sportifs dans cette ville. C’est à la fois un centre social et un centre sportif, avec un grand bâtiment offrant des salles de lecture et de réunion, un gymnase et, éventuellement, une piscine. Ce club est la force motrice derrière la création de l’Association d'athlétisme amateur du Canada (1884), la première tentative d’unifier et de réglementer tous les sports au pays.

La fin du 19e siècle a aussi été témoin de l’émergence d’une identité canadienne dans les sports. En effet, ceux-ci jouent un rôle de premier plan dans le développement d’un sentiment national, à tout le moins chez les Canadiens anglophones. Cette tendance s’observe nettement dans le développement de la crosse, sport qui connaît une croissance phénoménale durant l’été 1867 (les clubs passant de 6 à 80). Cette année-là, William George Beers tente, mais en vain, de faire proclamer la crosse comme étant le sport national du Canada.Le pouvoir unificateur du sport a aussi été clairement montré lorsque le pays brille par les résultats du ParisCrew, une équipe d’aviron de Saint John au Nouveau-Brunswick, qui remporte le Championnat du monde à l’exposition universelle de Paris en Franceen 1867.

Les sports à la fin du 19e siècle

Le sport est une activité intensément créative et excitante à la fin du 19e siècle. Les Canadiens contribuent grandement à développer et à populariser la crosse, le baseball, le football, le hockey sur glace et le basketball. En 1891, le Canadien James Naismith invente le basketball alors qu’il enseigne au Massachusetts. Le sport se développe et on y joue bientôt au Canada.

La popularité de la crosse est telle dans les années 1880 qu’un bruit court qu’une loi du Parlement l’aurait déclarée sport national. À la même époque, la crosse est introduite en Angleterre et se répand dans l’Ouest canadien.

Le baseball finit par rivaliser avec la crosse dans la faveur populaire comme sport estival. La Canadian Baseball Association est fondée en 1876, et les premières ligues de baseball voient le jour peu de temps après. À ses débuts, le baseball connaît surtout du succès dans le sud-ouest de l’Ontario, où le chemin de fer favorise le rapprochement avec les États-Unis.

Le football, lui aussi, évolue rapidement pendant cette période. En 1874, les Canadiens font connaître le ballon ovale et les règles du rugby à leurs voisins américains. Cette année marque également le début d’une série de matches annuels entre les universités McGill et Harvard. Comme conséquence, les Américains délaissent leur passion du football (aujourd’hui appelé soccer en Amérique du Nord), et adoptent le ballon ovale et la bousculade typique du rugby. Au tournant du 20e siècle, le sport a évolué dans ce que les nord-américains appellent maintenant le « football ».Le fait que ce sport soit lié aux collèges et aux universités des deux pays contribue à son succès de longue date. Au Canada, ce sport est basé en grande partie en Ontario et au Québec et, en 1884, a lieu le premier championnat national de football.

Le rugby et la crosse contribuent tous deux à l’évolution du hockey qui, au début, est une mauvaise variante d’un jeu de balle et de bâton anglais. Plusieurs de ses pratiques, comme la mise au jeu, les règles sur le hors-jeu et l’usage des buts pour marquer des points, sont empruntées des autres sports. Au tournant du siècle, le hockey remplace la crosse comme sport le plus populaire du Canada.

Amateur ou professionnel

De toute évidence, à l’époque, ce sont les professionnels et les gens d’affaires qui sont le moteur de l’organisation des sports dans les villes, étant donné qu’ils ont des contacts, le dynamisme organisationnel et du temps à consacrer à leur essor. Ils y apportent la même approche scientifique qui les guide dans les autres dimensions de leur vie. En plus de les amener à développer des organisations sportives, cette approche révèle leur foi dans le sport amateur et les codes qui le régissent.

Au début du 19e siècle, la haute société a la mainmise sur le sport, et des codes restrictifs sont instaurés pour écarter les indésirables, sur des bases raciales au début, en empêchant les Noirs et les Autochtones d’entrer en compétition avec les Blancs. Et, à mesure que la classe ouvrière gagne plus de temps libre, on trouve le désir de l’en éloigner également. Ce n’est que lorsque les ateliers et les usines raccourcissent la journée de travail, vers le milieu des années 1860, que la classe ouvrière dispose de temps pour pratiquer le sport. Dans ce contexte, l’introduction de la crosse et du baseball tombe à point, même si ces sports tendent à exclure des équipes organisées les personnes de classe sociale inférieure, traitées de « voyous ». Lorsqu’une activité est régie par une organisation, elle reste essentiellement la prérogative des mieux nantis de la société.

Avoir le temps de développer sa force et ses habiletés devient, à côté du facteur argent, qui dispense d’avoir à trouver d’autres moyens de gagner sa vie, un facteur déterminant pour séparer les amateurs des professionnels. En 1884, l’Association d'athlétisme amateur du Canada définit l’amateur comme « quelqu’un qui n’a jamais pratiqué ou organisé un sport en tant que gagne-pain ». Selon ce code, les athlètes professionnels sont suspects et mal considérés.

Celui qui contribue le mieux à renverser l’opinion à ce sujet est le Torontois Ned Hanlan, champion du monde en aviron (1880-1884). Grâce à des excursions organisées par les promoteurs du chemin de fer, des milliers de personnes parcourent de longues distances pour voir Hanlan disputer des courses contre les meilleurs rameurs au monde. Il est au cœur d’un sentiment national grandissant et contribue à amener le public à accepter, voire à aduler, les athlètes de grand talent. Tirer un avantage financier de son talent ne devient qu’une façon d’attester de son habileté.

Parmi ceux qui préfèrent leur statut d’amateurs, on compte Louis Rubenstein et George Orton. Rubenstein remporte le championnat du monde (non officiel) de patinage artistique en 1890 et est un des pivots du développement de ce sport et d’autres, comme le cyclisme. Orton est le premier médaillé canadien des Jeux olympiques modernes, scène de l’idéal athlétique amateur. Aucun Canadien ne représente le Canada aux premiers Jeux olympiques tenus en Grèce en 1896, mais Orton remporte le steeplechase de 2 500 mètres aux seconds Jeux olympiques en 1900.

Au début du 20e siècle, la participation sportive au Canada se fait encore en grande partie sous la bannière amateur mais la porte est ouverte aux sports professionnels, rendus viables par l’intérêt du public. De plus, les Canadiens sont fiers de se mesurer à des athlètes d’autres parties du monde et ils connaissent du succès.

L’essor des sports professionnels

L’urbanisation et l’industrialisation, qui ont semé les germes du sport moderne au 19e siècle, ont des répercussions encore plus importantes en ce domaine au 20e siècle. Un premier effet est la transformation des sports en des événements populaires aux retombées économiques importantes.

Au début du siècle, le hockey est bien implanté au Canada et il remplace rapidement la crosse comme « sport national ». Vers 1908, le hockey incarne les tendances divergentes du milieu sportif à l’égard du sport amateur et du sport professionnel. Les championnats professionnels ont pour emblème la Coupe Stanley, alors que les championnats amateurs ont les coupes Allen et Memorial. Après la Deuxième Guerre mondiale, grâce aux diffusions radiophoniques de Foster Hewitt et plus tard aux diffusions télévisées des matches, le hockey professionnel exerce un pouvoir quasi magnétique sur la population canadienne. Il demeure le sport le plus populaire au Canada et celui qui est le plus associé à l’identité nationale.

Par contre, la crosse qui, dans les années 1910, était le sport le plus populaire, attirant le plus grand nombre de spectateurs et obtenant la plus grande couverture de presse, subit un déclin dans les années 1920. Les journaux de l’époque dénoncent la violence constante qui entache les matches de crosse. Le sport commet une faute en n’instaurant pas un système de ligues mineures, qui aurait formé des joueurs de talent pour l’avenir. Qui plus est, la crosse est un sport d’été et l’arrivée de l’automobile permet aux citadins de fuir la chaleur des villes et de s’adonner à d’autres activités récréatives. Finalement, les médias perdent intérêt pour la crosse et tournent leur attention du côté du baseball et de sa fameuse « grande ligue ».

En dépit de la popularité du baseball comme sport estival, il faut presque 70 ans avant que le pays n’obtienne sa première concession. Cependant, plusieurs villes canadiennes ont des équipes faisant partie de la « Triple A » International League, dont Toronto, Montréal, Hamilton, Ottawa et Winnipeg.

Le softball (balle rapide et de balle lente)devient aussi populaire au Canada. En 1949, les Tip Top Tailors (ou Tip Tops) de Toronto remportent le Championnat du monde de softball, et les Dynes de Richmond Hill répètent l’exploit en 1972.

Avec la formation des Expos de Montréal en 1969 et des Blue Jays de Toronto en 1977, deux villes canadiennes ont des concessions dans la ligue majeure professionnelle, dont le siège est aux États-Unis. Les Blue Jays entrent dans l’histoire de la ligue en 1992, en remportant la Série mondiale. C’est la première équipe non américaine à accomplir cet exploit. Les Blue Jays réitèrent cet exploit en 1993.

Le football est un autre sport qui prendra de l’essor au 20e siècle. D’abord un sport qui se développe abondamment au niveau amateur, il devient un sport professionnel hautement commercialisé. Jusqu’au milieu des années 1920, le sport est dominé par les équipes universitaires (p. ex., l’Université de Toronto, l’Université Queen’s). Cependant, après ce moment,l’accent mis sur les amateurs diminue et les équipes urbaines plus importantes prennent le dessus. De plus, une fois que la passe vers l’avant devient un élément du football canadien en 1931, les équipes commencent à importer des joueurs des États-Unis (la passe vers l’avant fait partie du football américain depuis des années).

Le football canadien n’en reste pas moins le jeu favori et demeure une grosse entreprise commerciale qui, en saison, attire des foules nombreuses. Une des raisons de cette popularité est la rivalité qui s’est installée entre l’Est et l’Ouest. Celle-ci commence en 1921, lorsqu’une équipe de l’Ouest, les Eskimos d’Edmonton , se rend pour la première fois en finale de la Coupe Grey. En 1935, Winnipeg est la première équipe de l’Ouest à remporter le championnat canadien. En 1948, lors d’un match disputé à Toronto, les joyeuses festivités des partisans de Calgary font germer l’idée d’un festival associé à la coupe Grey. Cet événement est, probablement, ce qui se rapproche le plus d’une célébration nationale du sport au Canada.

Le Canada a aussi des équipes dans les ligues professionnelles de basketballet de soccer. En 1995, le Canada gagne deux franchises dans la National Basketball Association, soit les Raptors de Toronto et les Grizzlies de Vancouver (les Grizzlies se sont réinstallés à Memphis en 2001). Le pays peut s’enorgueillir d’avoir trois équipes dans la Major League Soccer : les Whitecaps de Vancouver, le Toronto FC et l’Impact de Montréal.

Compétition internationale

Une évolution notable du 20e siècle est les occasions de plus en plus nombreuses pour les Canadiens de se mesurer aux athlètes du monde entier. À mesure que croît l’importance de remporter des succès internationaux, l’aide gouvernementale aux athlètes devient une question « d’intérêt national ».

Depuis 1908, le Canada est toujours représenté aux Jeux olympiques, sauf lors du boycottage des Jeux de Moscou en 1980 (voir Jeux olympiques d’été et Jeux olympiques d’hiver). En 1930, Hamilton (Ontario) est l’hôte des premiers Jeux de l’Empire britannique (devenus les Jeux du Commonwealth), et, en 1951, on assiste aux premiers Jeux panaméricains. Ces trois compétitions multidisciplinaires, ouvertes au plan international, offrent aux athlètes amateurs la possibilité de mettre à l’épreuve leurs programmes d’entraînement et de viser le dépassement personnel.

Les athlètes canadiens ont également obtenu d’excellents résultats dans le sport paralympique. Le mouvement paralympique international, fondé pour promouvoir l’inclusion dans les sports de compétition, prend de l’ampleur dans les années 1960. Les athlètes canadiens qui en font partie sont d’ardents compétiteurs. Quelque 400 athlètes, souffrant de lésions médullaires et venant de 23 pays différents (dont le Canada), participent aux premiers Jeux paralympiques de Rome en 1960. Le Comité international paralympique est fondé en 1989, avec à sa tête Robert Steadward, spécialiste canadien des sports pour personnes handicapées.

Les femmes et le sport

Une des évolutions les plus significatives du 20e siècle est l’essor des sports féminins. Dans le cadre du mouvement des femmes, celles-ci contestent les restrictions liées au genre dans les sports, comme dans les autres domaines de la vie. Depuis lors, le nombre d’athlètes féminines a augmenté considérablement et plusieurs Canadiennes ont excellé dans des sports comme l’athlétisme, la natation, le plongeon, le hockey, l’aviron, le cyclisme, la gymnastique, le ski, le patinage de vitesse, le soccer et la lutte (voir Les femmes et le sport au Canada : une histoire).