Grèves du front commun

Le grèves du front commun ont lieu dans le cadre d'une coalition regroupant des syndicats des secteurs public et parapublic du Québec et formée en 1972 aux fins de négociations avec le gouvernement provincial. La coalition se compose principalement de syndicats affiliés aux trois CENTRALES SYNDICALES QUÉBÉCOISES, soit la CSN (CONFÉDÉRATION DES SYNDICATS NATIONAUX), la FTQ (Fédération des travailleurs du Québec) et la CEQ (Centrale des enseignants du Québec), et de certains syndicats indépendants.

Le premier Front commun voit le jour en 1972 lors d'une ronde de négociations. Il réunit plus de 210 000 employés, presque tous des fonctionnaires des secteurs de l'éducation et des services sociaux (hôpitaux, etc.). Ces négociations donnent lieu à plusieurs événements importants, dont une grève générale de 10 jours (11-22 avril), à laquelle le gouvernement met fin au moyen d'une loi spéciale ainsi que par une série d'injonctions et l'emprisonnement du président de chacune des trois centrales (Louis LABERGE, FTQ; Marcel PEPIN, CSN; Yvon CHARBONNEAU, CEQ) pour avoir poussé leurs membres à défier l'ordre de retour au travail. Ce cycle est également la scène d'une scission au sein de la CSN qui entraîne la création de la Centrale des syndicats démocratiques.

Des fronts communs semblables sont établis durant les négociations de 1976, de 1979 et de 1982. Chacun est marqué pas des affrontements majeurs (grèves, injonctions et lois spéciales).