Délégations du Québec

L'État du Québec a ouvert au fil des ans et pour des périodes variées une vingtaine de délégations ou bureaux du Québec à l'étranger. Ces délégations symbolisent l'ouverture sur le monde du Québec après des décennies de repliement. Celles-ci traitent autant de questions touchant aux relations publiques, au commerce international qu'à tous les domaines où l'État québécois est actif. On utilise le terme « délégation » pour éviter les querelles diplomatiques avec le gouvernement fédéral qui dispose d'un réseau d'ambassades et de consulats. Ces querelles expliquent le statut particulier, p. ex., du bureau du Québec à Washington qui est officiellement un bureau de tourisme. Les principales représentations du Québec, désignées « délégations générales », sont celles de New York, ouverte en 1943, celle de Paris, ouverte en 1961, et celle de Londres, ouverte en 1962, auxquelles Bruxelles, Mexico et Tokyo se sont ajoutées. Au fil des ans, on a créé des bureaux dans les pays de la Francophonie (Abidjan en 1970) ou dans les régions où il était estimé que le fait français s'en porterait mieux, comme à Lafayette, en Louisiane, en 1970. Le réseau devait aussi couvrir les pays d'origine des immigrants qui viennent s'établir au Québec. Quatre bureaux s'occupaient exclusivement de cette question: ceux de Bangkok, Damas, Lisbonne et Port-au-Prince. Certains bureaux avaient principalement une vocation économique comme les délégations secondaires installées aux États-Unis (Los Angeles, Chicago, Atlanta et Boston). On a également ouvert des bureaux en Asie, ailleurs en Europe et en Amérique latine.

En 1996, le gouvernement québécois décide de changer la formule; il ferme la majorité de ces bureaux, sauf les délégations générales, et s'associe à des organismes privés ou publics pour les questions économiques (p. ex., la BANQUE NATIONALE et la CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC) ou s'adjoint les services de délégués itinérants visitant les pays où le Québec a des intérêts. La formule est en évolution, certains des bureaux fermés ont été discrètement relancés après que l'on a reconnu que certaines fonctions, entre autres de réseautage, ne pouvaient être remplies sans une permanence sur place.