Décorations de piquants de porc-épic

Des décorations de piquants de porc-épic ornaient les vêtements en peau de cerf, les contenants en écorce de bouleau, les CALUMETS, les fourreaux de couteau, les BOURSES SACRÉES, les PARFLÈCHES, les tambours, les couvertures des TIPIS et les MOCASSINS. Pratiquée par les femmes, la décoration de piquants de porc-épic était un art perfectionné et très répandu parmi les bandes des Prairies. Chez les Cheyennes, le groupe des brodeuses formait une association de femmes.

Il y avait quatre façons de fixer les piquants de porc-épic teints : en les cousant, en les tissant, en les enveloppant autour d'objets et en les introduisant dans de minuscules trous perforés dans l'écorce, mais la couture était la méthode la plus courante. On trempait les piquants afin de les assouplir, puis on les aplatissait en les tirant entre ses dents ou sous l'ongle du pouce. De fines lanières de babiche tenaient lieu de fil. Sur certains articles des plus anciens fabriqués par les CRIS de l'Ouest, les piquants forment presque toujours des motifs géométriques angulaires quand ils sont tissés au moyen de lanières de babiche sans le support d'une peau puis appliqués sur l'article. Après l'arrivée des Européens, les perles de verre remplacent les piquants, et les motifs géométriques font place à des figures humaines ou animales et à des représentations florales.