La danse du soleil est une cérémonie culturelle célébrée chaque année par les Autochtones des Plaines en l’honneur du soleil, où les participants démontrent leur bravoure en surmontant la douleur. Au milieu de l’été, les bandes et les tribus se rencontraient à un endroit choisi à l’avance pour y performer la cérémonie. La danse du soleil a été déclarée illégale par la Loi sur les Indiens, de 1885. Cependant, cette interdiction a eu peu d’effet et a été finalement retirée de la Loi sur les Indiens en 1951. Aujourd’hui encore, certaines communautés célèbrent la danse du soleil.

Histoire

La cérémonie était organisée par un chaman pour invoquer l’aide du surnaturel ou en réponse à une vision. Chez les Siksikas (Pieds-Noirs) et les Tsuut’ina (Sarsis), c’était la tâche des femmes. La cérémonie était précédée de quatre jours de rituels préliminaires pendant lesquels on érigeait le poteau sacré de danse et la loge sacrée. La danse elle-même durait quatre jours. Lors du dernier jour, on exécutait diverses versions de la même danse, notamment les Sun-Gaze Dances (danses du regard du soleil), qui symbolisaient la capture, la torture, la captivité et l’évasion, pendant lesquelles on pratiquait l’autotorture. Les danseurs jouissaient par la suite d’un respect accru. La danse du soleil était une expérience pleine d’émotions, ainsi qu’une occasion de renouer les liens familiaux, de planifier des mariages et d’échanger des cadeaux.

Interdiction

La Loi sur les Indiens, de 1885, rend illégales plusieurs cérémonies autochtones traditionnelles, y compris la danse du soleil. Certaines communautés se conforment à la loi par crainte d’être persécutées par le gouvernement, mais d’autres continuent la tradition en secret. En 1951, la Loi sur des Indiens est modifiée et la danse du soleil redevient légale.

Le soleil perdu

Vers la fin des années 1950, le cinéaste Colin Low reçoit la permission de filmer la danse du soleil de la Nation Kainah (aussi appelés les Gens-du-Sang) en Alberta. La danse du soleil est ainsi captée sur pellicule pour la première fois. Ce film, intitulé Le soleil perdu, est diffusé en 1960 par l’Office national du film du Canada, et explore les liens qui unissent la bande avec leur culture et leur environnement. Il montre aussi la difficulté qu’éprouvent les jeunes à se connecter à leur héritage et à trouver leur place dans le monde.

Danse du soleil aujourd’hui

Certaines sociétés autochtones continuent de performer la danse du soleil. Depuis 2007, le World Council of Elders, une organisation à but non lucratif, organise l’International Sundance, invitant des communautés autochtones de partout (provenant surtout du Canada, des États-Unis et d’Australie) à célébrer la cérémonie sacrée.