Danielle Goyette, joueuse de hockey et entraîneuse (née le 30 janvier 1966 à Saint‑Nazaire d’Acton, au Québec. Danielle Goyette a été membre de l’équipe nationale féminine de hockey du Canada de 1991 à 2008. Elle a disputé 172 matchs internationaux, et elle a remporté 8 championnats du monde, 20 médailles d’or et 4 médailles d’argent. Elle a été intronisée au Panthéon des sports du Québec et au Panthéon des sports canadiens.

Début de carrière

Danielle Goyette s’adonne au hockey dès un très jeune âge. Lors d’un entretien avec Jeremy Freeborn en juin 2015, elle dit avoir commencé à jouer au hockey à quatre ans et à prendre part à des compétitions au sein d’une équipe féminine à 15 ans. En grandissante, elle pratique également le tennis, le volley‑ball, le basket‑ball, le soccer et l’athlétisme, et la balle molle de compétition. À la fin de ses études secondaires, elle participe à un tournoi de balle molle dans une équipe de Saint‑Nazaire. Elle reçoit alors une offre pour joindre l’équipe « Nettoyeur Seyer », commandité par une entreprise de Saint-Hyacinthe qui encourage la balle molle et le hockey. En 1985, elle joue à la balle molle pour Équipe Québec aux Jeux du Canada.

Équipe nationale de hockey

En hockey, Danielle Goyette gravit rapidement les échelons et se démarquant partout où elle passe, tant et si bien qu’après un séjour avec l’équipe du Québec, elle rejoint, en 1991, l’équipe nationale du Canada. L’année suivante, elle prend part à son premier championnat du monde.

En 1996, Danielle Goyette déménage à Calgary pour une période de cinq mois afin d’améliorer son anglais. Elle y occupe différents petits emplois, tout en s’entraînant deux fois par jour. De plus en plus à l’aise dans cette ville où siège l’équipe nationale, elle décide d’y rester pour de bon, d’autant plus qu’il est question que le hockey féminin devienne une discipline olympique; et c’est d’ailleurs ce qui se produit aux Jeux olympiques d’hiver de Nagano en 1998.

Jeux de Nagano de 1998

La veille des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de Nagano, Danielle Goyette apprend que son père, atteint de la maladie d’Alzheimer, vient de rendre l’âme. Bouleversée, elle veut aussitôt rentrer au pays, mais après réflexion, décide de suivre les conseils de ses sœurs qui l’incitent à demeurer au Japon. Ces moments difficiles ne font qu’augmenter sa détermination.

Dès l’amorce des Jeux, Danielle Goyette inscrit son nom dans l’histoire du hockey féminin en marquant le premier but du tournoi et en obtenant un tour du chapeau. En finale, neuf jours plus tard, le Canada subit une cruelle défaite face aux États‑Unis. Au terme de ces Jeux chargés d’émotions, Danielle Goyette a démontré qu’elle est une athlète d’exception, dominant la colonne des marqueuses avec huit buts et terminant au deuxième rang des pointeuses.

Après Nagano, Danielle Goyette s’interroge quant à son avenir lorsque des blessures récurrentes à l’épaule l’amènent à subir une intervention chirurgicale. (Au cours de sa carrière, elle souffrira de plus d’une vingtaine de luxations aux épaules). Mais, l’opération réussie, et elle s’entraîne avec assiduité, parvenant à se classer parmi les trois premières lors des tests d’évaluation de l’équipe nationale.

Jeux de Salt Lake City de 2002

En 2002, aux Jeux de Salt Lake City, les Canadiennes ont l’occasion de ramener l’or au pays. En dépit de trois autres titres de champion du monde, l’équipe canadienne perd les huit matchs hors‑concours joués contre les États‑Unis au début de 2002. La pression est forte.

Après avoir remporté les trois parties de la ronde préliminaire, le Canada affronte son ennemi de toujours en finale. Désavantagées, les Canadiennes jouent devant un public américain dans une partie arbitrée par une Américaine. Danielle Goyette n’a pas l’occasion d’exprimer son talent offensif, puisque l’arbitre décerne 11 pénalités au Canada. Néanmoins, en deuxième période, elle exécute un tir dont le rebond permettra à son équipe de niveler la marque 1 à 1. Avec une seconde à faire dans le deuxième tiers, le Canada marque un second but. La partie se solde par une victoire du Canada, et Danielle Goyette obtient dix points, dont trois buts, au cours du tournoi, remportant ainsi sa première médaille d’or olympique.

Jeux de Turin de 2006

L’histoire se répète pour les Jeux de Turin en 2006. Après réflexion et en dépit de ses 39 ans, Danielle Goyette se classe parmi les meilleures lors des tests d’aptitude de l’équipe nationale. Au cours du mois de janvier, un membre du Comité olympique canadien lui annonce en catimini qu’elle est choisie pour porter le drapeau canadien lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux. Elle revient de ces Jeux avec une deuxième médaille d’or olympique.

Records et distinctions

Peu de temps après Turin, Danielle Goyette accepte une offre comme entraîneuse en chef de l’équipe féminine de l’Université de Calgary et prend sa retraite de la compétition en janvier 2008. En 172 parties internationales, Danielle Goyette remporte 8 championnats du monde, 20 médailles d’or et 4 d’argent. À sa retraite, elle est l’une des 3 joueuses canadiennes à avoir marqué plus de 100 buts, occupant le deuxième rang au chapitre du total des points. Elle est intronisée au Panthéon des sports du Québec en 2010 et au Panthéon des sports canadiens en 2015.

Voir aussi Entretien avec Danielle Goyette.