Cottnam, Deborah

Deborah Cottnam, née How, enseignante et poète (probablement à Grassy Island, Canso, N.-É., 1728 -- Windsor, N.-É., 31 déc. 1806). Raffinée et intéressée par la littérature, Cottnam réagit aux vicissitudes des guerres anglo-françaises et de la révolution américaine en prenant l'initiative, rare chez les femmes du XVIIIe siècle, de fixer une norme élevée pour l'éducation des femmes dans les Maritimes. Cottnam et sa famille sont déplacées en 1744 après la chute de Canso. Il en est de même au milieu des années 1770, lorsque leur sympathie pour les loyalistes les force à quitter leur vie de commerçants à Salem, au Massachusetts. Elle tente cependant d'y retourner pendant quelque temps pour ouvrir une école.

De 1777 à 1786, Cottnam dirige une académie pour femmes à Halifax. Elle est invitée à déménager à Saint-Jean où elle continue à enseigner aux filles de l'élite LOYALISTE de 1786 à 1793. Après la mort de son mari, le capitaine Samuel Cottnam, en 1780, son installation sur une propriété terrienne de 405 ha sur le bassin Minas en Nouvelle-Écosse en 1785 et la pension que lui octroie le gouvernement en 1793 reflètent sa condition de veuve et les services que sa famille a rendus à la Couronne. Bien qu'elle ait pris sa retraite à Windsor vers la fin des années 1790, elle écrit d'Halifax en 1794 pour dire qu'elle vient tout juste d'ouvrir une école de jour. Poète d'inspiration classique (écrivant sous le pseudonyme de « Portia »), elle est une source d'inspiration littéraire pour ses étudiantes et pour son arrière-petite-fille, la poète Griselda Tonge.