Céréales, lois sur les

Afin de protéger l'agriculture britannique contre la concurrence étrangère, le Parlement britannique impose, par voie législative, de 1794 à 1846, des taxes sur l'importation des CÉRÉALES en Angleterre. Dans les années 1820 cependant, en raison de demandes accrues de nourriture, l'Angleterre révise ces mesures en accordant aux importations impériales des taux préférentiels par rapport à ceux des autres pays, ce qui favorise le marché des céréales des pays de l'Empire. Les taux préférentiels compensent les coûts liés au transport outre-atlantique des céréales de l'Amérique du Nord britannique et créent un important marché colonial d'exportation céréalière. Par contre, les variations des droits tarifaires pour s'adapter aux récoltes et aux prix britanniques nuisent au commerce. De façon générale cependant, il augmente régulièrement, surtout après l'adoption du CANADA CORN ACT en 1843. En 1846, l'Angleterre abroge ses lois sur les céréales en vue de faciliter le libre-échange. Le commerce céréalier canadien encaisse un dur coup à la suite de la perte des taux préférentiels. Il réussit cependant une remontée pendant les prospères années 1850. De plus, la fin des contrôles économiques mène également à la levée des contrôles politiques et à la reconnaissance par l'Angleterre du GOUVERNEMENT RESPONSABLE en Amérique de Nord britannique.