Bannerman, Margaret

Margaret Bannerman, née Marguerite Grande, comédienne (Toronto, 15 déc. 1896 - Englewood, New Jersey, 25 avril 1976). Bannerman fait ses études à la Bishop Strachan School (Toronto) et à la Mount Saint Vincent Academy (Halifax). Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, elle déménage avec sa famille en Angleterre, où elle fait ses débuts au théâtre avec Gertrude Lawrence dans Charlot's Revue of 1915. Jouant surtout dans des comédies légères et des revues, elle devient la coqueluche des militaires durant la guerre. Sa photo apparaît régulièrement dans le Canadian Daily Record, le journal publié spécialement à l'intention des soldats canadiens en service en Europe.

Elle s'est immortalisée dans le rôle de Lady George Graystone dans Our Betters de Somerset Maugham, une oeuvre présentée 548 fois au Globe Theatre, à Londres. Dans les années 1920, sa réputation rivalise avec celles d'Edith Evans et de Sybil Thorndyke. Cinq jours avant la première de Fallen Angels de Noel Coward, en 1925, une dépression nerveuse interrompt sa carrière. En 1928, après une tournée d'un an en Australie, elle reprend sa carrière théâtrale à Londres avant de déménager en Amérique au milieu des années 1930.

Côté cinéma, dans les années 1930, Bannerman joue dans les films Lily Christine, Two White Arms, Over the Garden Wall, The Great Defender, I Give My Heart et dans l'opérette The Loves of Madame Dubarry. Après la Seconde Guerre mondiale, elle joue dans Cluny Brown avec Charles Boyer et Peter Lawford et dans The Homestretch avec Cornel Wilde et Maureen O'Hara.

Au Canada, son premier rôle professionnel est celui de Lady George dans Our Betters au ROYAL ALEXANDRA THEATRE, en 1940. En novembre 1963, le public torontois la revoit, lors de la tournée nord-américaine de My Fair Lady, dans le rôle de Mrs Higgins cette fois. Elle se retire ensuite dans une maison pour artistes de la scène à Englewood (New Jersey) où, jusqu'à sa mort en 1976, elle satisfait sa vieille passion pour les meubles et les antiquités.

Les talents de Margaret Bannerman se prêtaient parfaitement aux variétés. Consciente de ses forces et de ses faiblesses, elle a pris soin de tailler sa carrière au théâtre et au cinéma dans le genre où elle excellait.